
Carte d’identité
- Origine
- Sibérie de l’Ouest
- Taille
- Environ 1,60 m
- Robe
- Bai le plus fréquent, puis noir
Une sélection engagée au XIXe siècle
L’existence de la race remonte au XVIIIe siècle, mais sa sélection commence dans la seconde moitié du XIXe siècle. Cette sélection croise des chevaux locaux avec le cheval mongol, le trait belge, le trotteur d’Orlov, le Standardbred et l’Anglo-normand. Une étude de 1928 avance que le Kouznetsk serait issu d’un croisement entre le Kalmouk et le Bityug. Jusqu’en 1917, le haras national de Tomsk, qui gère 3 000 juments par an, influence fortement la race par des croisements faisant aussi appel au Trait belge et à l’Anglo-normand. Réquisitionnée pendant les deux guerres mondiales, la race voit ses effectifs décimés lors de la seconde.
Une grande tête et un dos long
Vous pouvez reconnaître sa grande tête surmontée de longues oreilles. Son encolure présente une musculature marquée et son garrot ressort nettement. Le dos s’étire en longueur, tandis que la croupe est large et inclinée. Les chevaux du sud présentent un modèle plus proche du Pur-sang.
De la traction au loisir
Historiquement employé à la traction lourde pour les travaux agricoles et le transport de marchandises, le Kouznetsk peut aussi servir de cheval de loisir. La race est réputée conserver sa capacité de travail jusqu’à un âge avancé.
Des influences reçues et transmises
L’introduction du trotteur d’Orlov, du Standardbred et du Pur-sang dans les élevages locaux a joué un rôle déterminant dans la formation de la race. Le Kouznetsk a lui-même influencé plusieurs races russes, notamment le Megezh, le Verkhoyansk et le Nouvel Altaï.
Une race locale en danger
Autrefois, le Kouznetsk était présent dans presque toutes les régions de Sibérie. Son élevage se concentre désormais dans les régions de Kemerovo et de Novossibirsk. En 1988, le cheptel recensé dans l’ensemble de l’URSS comptait entre 100 et 1 000 têtes. L’étude de l’Université d’Uppsala publiée en août 2010 pour la FAO classe le Kouznetsk parmi les races locales en danger d’extinction.