
Carte d’identité
- Origine
- Croatie et Hongrie
- Aptitude
- Trait
- Statut
- En danger critique d’extinction
Une race façonnée pour les fermes
La race a été développée au début du XXe siècle pour le trait lourd dans les fermes du Međimurje, une région située au confluent de la Mur et de la Drave. Des juments hongroises constituent la base de sa souche. Cette souche a reçu des apports d’Ardennais, de Percherons, de Noriker et de quelques étalons hongrois. Très apprécié des fermiers durant l’entre-deux-guerres, le Međimurje représentait un cinquième des chevaux de Hongrie dans les années 1920. La Seconde Guerre mondiale a décimé les effectifs de la race. Des chevaux ardennais ont ensuite été utilisés pour reconstituer le cheptel.
Une silhouette compacte et puissante
Sa conformation compacte et puissante lui apporte force et robustesse. Sa robe peut être alezane, baie, noire ou grise. Sa tête volumineuse présente un profil qui tend à être convexe. Une encolure courte et musclée accompagne un garrot large et un dos court et puissant. La poitrine est à la fois large et profonde. Les jambes sont courtes et puissantes, avec une ossature solide.
Deux gabarits pour différents travaux
Le Međimurje est décrit comme un cheval de bon tempérament, habile au travail. La variété la plus grande et la plus massive sert principalement aux travaux de traction. La variété plus petite et plus légère convient à la selle comme aux usages agricoles.
Une population réduite à préserver
La motorisation agricole a mis la race en péril et réduit son aire d’extension à la seule région croate du Međimurje. Une étude croate publiée en 2009 dans la revue des sciences animales tchèque relève une bonne diversité génétique malgré une population très réduite. La conservation de la race repose notamment sur le haras de Međimurje. L’ouvrage Equine Science, dans sa quatrième édition de 2012, range le Međimurje parmi les races de trait peu connues à l’échelle internationale.