
Carte d’identité
- Origine
- Autriche
- Poids
- 700 kg à 900 kg
- Aptitude
- Attelage et travaux agricoles
Une histoire ancienne, marquée par les croisements
L’histoire du Noriker remonte à l’élevage de chevaux lourds développé par les Romains dans la province de Noricum. Ses ancêtres seraient venus de Thessalie, au nord de la Grèce, et auraient été amenés par les Romains lors de leurs conquêtes. Vers 1565, les monastères puis le prince archevêque de Salzbourg prennent en charge la race, avec des croisements bourguignons destinés à augmenter sa taille. Les apports de chevaux andalous et napolitains jouent un rôle décisif dans son évolution. Créé en 1903, le livre généalogique n’accepte que les chevaux de pure race. Après 1968, le déclin du Noriker l’amène tout près de l’extinction.
Un corps compact et une crinière abondante
Le profil de sa tête est droit ou légèrement busqué. Une crinière abondante couvre son encolure courte et musclée. Son corps présente une silhouette compacte et robuste. Vous reconnaîtrez ses membres courts, puissants et rectilignes, dotés de petits fanons et d’une forte ossature. Ses pieds sont larges, durs et bien formés. Le gris et les robes pommelées sont beaucoup plus rares chez cette race.
Du travail à la ferme à la vie en montagne
Sa robustesse lui permet de supporter des conditions difficiles. Des fermes d’Autriche et d’Allemagne l’emploient encore pour le trait léger. Le Noriker peut aussi convenir à une utilisation sous la selle. Des Norikers vivent librement dans un parc naturel situé dans les Länder de Salzbourg et de Carinthie.
Des lignées suivies et une race relancée
Après son déclin, la race s’est relancée et figure parmi les races de chevaux de trait les plus importantes d’Europe. La sélection du Noriker est rigoureuse et comprend des contrôles et des tests. Vous trouverez chez le Noriker cinq lignées issues de cinq étalons : Vulkan, Nero, Diamant, Schaunitz et Elmar. Vulkan est la lignée la plus importante et la plus populaire. La lignée Elmar est surtout réputée pour ses chevaux tachetés. En 2007, l’Autriche comptait près de 8 000 Norikers, dont 3 000 poulinières inscrites au livre généalogique.