
Carte d’identité
- Espèce
- Cheval de trait
- Origine
- Oblast d’Arkhangelsk et République des Komis, Russie
- Aptitude
- Traction
Des origines encore discutées
Une hypothèse discutée relie sa création au haras fondé en 1711 par le prince Galitzine près de la Pinega, dans la province d’Arkhangelsk. Une autre version, elle aussi contestée, fait intervenir des chevaux danois envoyés par Catherine II en 1768. Pendant les 200 années de formation de la race, la sélection naturelle imposée par le milieu a joué un rôle prépondérant. À partir des années 1950, les croisements avec l’Ardennais cherchent à augmenter sa taille pour renforcer son aptitude à la traction lourde.
Un corps allongé et des robes variées
Le guide Delachaux de 2016 indique une taille comprise entre 1,48 m et 1,58 m. La robe peut être baie dans différentes nuances, bai-brun, noire, grise ou alezane. La tête associe un front large à de petites oreilles. Son corps allongé présente une encolure musclée, un poitrail large, un dos plutôt long et droit et une croupe inclinée.
Du travail agricole au tourisme vert
Les travaux agricoles et forestiers mobilisent le Mezen pour la traction lourde et le débardage. Sa capacité de travail est notamment reconnue lorsqu’il doit tracter dans une couche épaisse de neige. Il sert encore aux déplacements dans des zones difficiles d’accès. Des usages plus récents concernent le sport et le tourisme vert.
Une adaptation au milieu nordique
La race a développé une résistance aux insectes locaux et une adaptation biologique aux températures extrêmes. La région de la ville de Mezen offre des conditions favorables au développement de l’élevage extensif.
Des recensements et des efforts de sauvegarde
Le recensement de 1990 comptait 1 339 chevaux de la race, dont 45 étalons. En 1993, l’institut scientifique et de recherche d’Arkhangelsk a engagé des mesures de protection comprenant des haras de conservation spécialisés et des études sur la population. Le recensement publié en 2003 faisait état de 3 990 têtes. Une étude de conservation de 2005 décrivait une situation critique, avec seulement 64 juments en âge de se reproduire parmi le millier de chevaux Mezen recensés. À l’époque soviétique, les chevaux de la race étaient détenus dans les kolkhozes.