
Carte d’identité
- Espèce
- Porc domestique (Sus domesticus)
- Robe
- Variable, le noir étant le plus fréquent
- Statut
- Préoccupation mineure sur la Liste rouge de l’UICN
Des porcs domestiques devenus sauvages
Les explorateurs européens ont introduit des porcs dans le Nouveau Monde aux XVIe et XVIIe siècles. Un cochon marron peut être un animal échappé ou relâché dans la nature, ou un descendant de ces animaux. En Amérique du Nord, le surnom « razorback » fait référence aux grandes défenses de certains verrats. Au Brésil, des populations de porcs domestiques ensauvagés vivent principalement dans le Pantanal depuis plus de 100 ans.
Un corps trapu et un pelage épais
Son pelage, plus épais que celui d’un porc domestique, se compose de poils grossiers et raides. Son corps arrondi en forme de tonneau repose sur des pattes courtes et robustes. Comme le porc domestique, il possède un groin et une queue courte. Les deux sexes ont des canines, mais celles des mâles sont plus développées et dépassent nettement de la bouche. Son crâne est beaucoup plus dense que celui d’un porc domestique.
Une vie adaptée à des milieux variés
Cet omnivore opportuniste consomme une alimentation composée d’environ 85 % à 90 % de matières végétales, le reste étant d’origine animale. Il peut s’adapter aussi bien à un climat chaud qu’à un climat froid. Il préfère les endroits proches d’une réserve d’eau et pourvus d’une végétation dense, tout en pouvant survivre dans des zones sèches. Il reste généralement dans un domaine délimité plutôt que d’effectuer de longues migrations. Pendant la saison sèche, vous pouvez retenir que la distance moyenne parcourue par le cochon marron depuis son domaine habituel augmente pour trouver de la nourriture et de l’eau.
Des estimations sur plusieurs continents
En Amérique du Nord, la population est estimée entre 4 et 11 millions d’individus. En Amérique du Sud, l’estimation atteint jusqu’à 47 400 individus, surtout concentrés dans les régions agricoles. En Australie, la population a été évaluée à 3,2 millions d’individus dans les années 2000. En Europe, les effectifs sont estimés entre 13,5 et 19,6 millions d’individus.