
Carte d’identité
- Espèce
- Porc domestique
- Origine
- Sardaigne, Italie
- Poids
- Verrat : 100 kg en moyenne
- Taille
- Environ 60 cm au garrot
- Statut
- DAD-IS : menacée en 2025
Une présence ancienne en Sardaigne
La présence de cette race sur l’île remonterait au Néolithique. Des découvertes archéologiques attestent sa présence à l’époque nuragique. À l’époque romaine, l’élevage des porcs a pris une ampleur considérable en Sardaigne. Au XIVe siècle, le Code rural de Mariano IV et la Carta de Logu d’Éléonore d’Arborée encadraient l’élevage porcin. Francesco Cetti a rédigé en 1774 la première description détaillée des porcs sardes, dans son ouvrage I quadrupedi di Sardegna.
Des robes variées et des soies marquées
Vous pouvez observer une robe noire, fauve, grise, rouge ou blanche, de couleur uniforme ou présentant des taches arrondies ou des plages colorées. La peau présente une pigmentation partielle ou complète. Cetti décrit une queue épaisse et droite, descendant sous le genou et abondamment garnie de soies. Dans cette description ancienne, des soies épaisses recouvrent tout le corps. Cetti signale des soies dressées sur la ligne de l’échine jusqu’à mi-dos, ainsi qu’une autre touffe au-dessus des reins. La description de Cetti et l’illustration qui l’accompagne sont comparables aux cochons sardes actuels et au standard moderne de la race.
Une reconnaissance récente et des effectifs suivis
La reconnaissance officielle de la race date du 8 juin 2006, par décret ministériel italien. Le registre généalogique de la race a été créé en 2006. Ce registre est tenu par l’Associazione Nazionale Allevatori Suini, l’association nationale italienne des éleveurs de porcs. À la fin de 2012, le registre comptait 575 cochons. Pour 2023, la population déclarée à DAD-IS atteignait 874 cochons, avec 273 truies et 49 verrats reproducteurs.