
Carte d’identité
- Poids
- 350 kg à l’âge adulte
- Taille
- 90 cm au garrot à l’âge adulte
- Robe
- Blanche, avec des taches noires arrondies
- Statut
- Race menacée
Des croisements normands à une histoire mouvementée
La race provient de croisements entre des cochons normands et des Berkshire. Le syndicat de la race est fondé en 1928. Avant la Seconde Guerre mondiale, le porc de Bayeux est assez répandu dans les fermes normandes. Le débarquement allié de 1944 décime les animaux de la race. En 1960, une restructuration du livre généalogique est tentée pour maintenir la race, mais en vain. Le départ de cinq producteurs conduit à la mise en sommeil du syndicat en 1977.
Une silhouette longue et épaisse
Des épis de soies nettement visibles se trouvent sur son dos. La ligne du dos est droite et horizontale, tandis que la croupe est assez large. La tête présente un profil légèrement concave, avec un front et un groin épais. Son corps allongé et épais repose sur des membres fins, plutôt courts, aux bons aplombs.
Les étapes de la sauvegarde
En 1984, l’Institut Technique du Porc intègre le Bayeux à son programme de maintien des races locales. Au lancement de ce programme en 1984, seuls 5 verrats et 15 truies subsistent dans 4 élevages. Depuis son entrée en 1996 dans le livre généalogique des races locales de porc, la race est gérée par le LIGERAL. Trois verrats Berkshire sont importés d’Angleterre en 1996 pour élargir la variabilité génétique de la race. Le ministère de l’Agriculture accorde son agrément à la race en 1999.
Des effectifs suivis au fil des années
En 1991, on compte seulement 6 mâles et 19 femelles chez 19 éleveurs. En 2003, les effectifs atteignent 55 verrats et 173 truies répartis chez 42 éleveurs. Pour 2021, les nombres rapportés sont d’environ 30 verrats et 140 truies chez quelques éleveurs.