
Carte d’identité
- Espèce
- Porc domestique
- Origine
- États-Unis
- Statut
- Non menacée : FAO (2007), DAD-IS (2026)
Des croisements dans l’Ohio
La race s’est formée dans la vallée de la rivière Great Miami, dans l’Ohio. Ses origines remontent notamment à l’achat, à Philadelphie en 1816, de quatre porcs désignés comme Big China. Ces animaux fondateurs auraient peut-être appartenu à la race Bedford, aujourd’hui disparue. À Union Village, les éleveurs shakers ont croisé les trois truies et le verrat avec des porcs locaux de types Russia ou Byfield. D’autres croisements ont fait intervenir des races européennes, dont le Berkshire britannique et l’Irish Grazier. Le nom Poland China a été adopté en 1872 lors d’une réunion de la National Swine Breeders Convention à Indianapolis.
Un corps long et des oreilles tombantes
Son corps présente une silhouette longue et cylindrique. La tête porte des bajoues volumineuses. Les oreilles retombent et les pattes sont courtes. Le type ancien, de forme arrondie, a évolué vers une silhouette musclée et plus allongée.
Une diffusion au-delà des États-Unis
À la fin du XIXe siècle, le Poland china figurait parmi les races porcines les plus nombreuses aux États-Unis. La race a été exportée dans plusieurs pays d’Amérique centrale et du Sud, d’Asie et d’Océanie. Dans les années 1920 et 1930, des réformateurs agricoles ont introduit le Poland china en Chine, avec des résultats mitigés.
Des effectifs documentés à plusieurs dates
En 1990, la population enregistrée comptait environ 18 000 animaux. En 2018, une population totale de 12 300 animaux a été déclarée. En 2026, treize pays signalaient la race à DAD-IS, mais seuls l’Argentine et les États-Unis fournissaient aussi des effectifs. En 2026, l’effectif mondial estimé atteignait 62 795 porcs, dont environ sept huitièmes se trouvaient en Argentine.