
Carte d’identité
- Origine
- Sud-Ouest de la France
- Taille
- Moyenne, 75 cm
- Robe
- Noire
Une histoire longtemps peu documentée
Les écrits zootechniques du début du XXe siècle renseignent peu sur le Porc gascon. Dans la classification de Sanson, le gascon était considéré comme une variété de la race ibérique. En 1921, le professeur Girard, de l’École nationale vétérinaire de Toulouse, a travaillé à la description de la race en soulignant son identité. Dans son berceau d’origine, le gascon a conservé une population assez peu croisée. À la périphérie de ce berceau, des croisements avec le Large White ont donné les populations de Cazères et de Miélan, aujourd’hui disparues et jamais fixées en races.
Les détails qui permettent de le reconnaître
La description publiée par Quittet et Zert en 1971 présente une tête allongée et mince, une face pointue et un groin noir, fin et mobile. Ses oreilles étroites, rapprochées à leur base, mesurent la moitié de la longueur de la tête et se portent à l’horizontale, légèrement inclinées au-dessus des yeux. Son corps cylindrique, à la poitrine parfois étroite, présente un dos arrondi qui se prolonge par une croupe inclinée. Sa queue longue et épaisse se termine par une touffe de grosses soies. Les soies sont longues et dures, plus épaisses et plus denses sur le dos, où le pelage présente aussi des épis. Les onglons sont noirs, avec parfois quelques petites taches blanches juste au-dessus.
Les territoires où il est présent
Les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et le Gers constituent ses principaux départements de présence. On le trouve aussi dans les Pyrénées-Atlantiques, l’Ariège et les Landes. Vous pouvez également le rencontrer ponctuellement ailleurs en France, dans des élevages ou des parcs animaliers ouverts aux visiteurs.
Une sauvegarde engagée dans les années 1970
L’action menée dès les années 1970 par l’Institut technique du porc, devenu IFIP-Institut du porc, a largement contribué à sauver la race. Au 31 décembre 2008, le Conservatoire du Patrimoine biologique régional de Midi-Pyrénées recensait 938 truies dans 66 élevages. Le nombre réel d’élevages pourrait dépasser ce recensement, certains ne détenant qu’une à quelques reproductrices. Malgré un faible effectif, la race a longtemps présenté des différences de morphologie et de gabarit, sans cause clairement attribuable à la génétique ou aux conditions d’élevage.