
Carte d’identité
- Espèce
- Race ovine française
- Origine
- Landes de Gascogne
- Toison
- Variée
Une histoire liée aux champs et aux échanges
Dans l’ancienne société landaise, l’élevage servait les besoins de l’agriculture. Les troupeaux landais entretenaient de nombreux échanges avec ceux des Pyrénées. À certaines foires, notamment à Luxey, des reproducteurs du Béarn ou du Pays basque étaient achetés pour renouveler les lignées. Contrairement aux troupeaux pyrénéens qui venaient dans les Landes, les troupeaux locaux restaient dans les limites du territoire appelé « Grand Désert ».
Une brebis adaptée à la lande
Peu exigeante en ressources, la brebis landaise est adaptée à la végétation peu généreuse de la lande. Elle marche très bien et présente une grande rusticité. Les troupeaux sont généralement réunis dans des parcs, des bergeries pouvant accueillir cent à cent cinquante animaux.
La laine, le lait et la fumure dans l’ancien élevage
Dans l’élevage décrit, la tonte précédait les fortes chaleurs. Les paysans transformaient eux-mêmes une partie de la laine. La laine figurait parmi les rares produits vendus à cette époque, aux côtés du miel et de la cire. Le lait, peu abondant, n’était pas prélevé et restait entièrement destiné aux agneaux. Le fumier constituait le principal produit du troupeau et fertilisait les sols pauvres et acides des champs. Le fumier de vingt à trente animaux était nécessaire pour amender correctement un hectare.
Un recul des effectifs et une sauvegarde organisée
En 1850, les Landes de Gascogne comptaient environ un million de têtes. En 1914, le cheptel était tombé à 25 000 têtes. Le Conservatoire des Races d’Aquitaine porte un programme de sauvegarde de la brebis landaise.