
Carte d’identité
- Origine
- Alpes-Maritimes
- Taille
- 90 cm chez le mâle, 78 cm chez la femelle
- Toison
- Blanche
- Peau
- Rousse et tachetée
- Aptitude
- Lait et laine
Une origine dans la vallée de la Roya
La race vient de la vallée de la Roya, plus précisément de La Brigue, village dont elle porte le nom. Elle serait issue de croisements entre une race locale de Provence et des races italiennes, Delle Langhe ou Bergamasque. Sur le versant italien, elle est aussi présente dans le Piémont et en Ligurie, sous les noms de fabrosana ou de roaschina.
Des cornes et un profil busqué
La Brigasque est une grande brebis dont l’ossature est bien marquée. Elle porte des cornes et présente un chanfrein très bombé.
La transhumance dans le Mercantour
Au XXIe siècle, 70 % du cheptel brigasque transhume dans le Parc national du Mercantour. Les autorités du Parc national du Mercantour encouragent son élevage. De nombreux éleveurs la gardent avec des chèvres ou avec d’autres races de brebis laitières.
Du lait pour la tomme, de la laine pour les tapis
Le lait des Brigasques élevées à La Brigue et à Tende, dans la vallée de la Roya, sert à produire la tomme de la Brigue, un fromage à pâte pressée. La tomme prend sa forme de coussin dans une toile plutôt que dans un moule et porte localement le nom de « sole ». Le petit-lait de la tomme sert à fabriquer la brousse, consommée fraîche ou affinée sous le nom de « brus fort ». Les éleveurs valorisent collectivement la laine en tapis qu’ils commercialisent ensuite.
Une race en danger à sauvegarder
La Brigasque est considérée comme une race en danger. En 2014, une petite vingtaine d’éleveurs, pour la plupart professionnels, détenaient un peu moins d’un millier de brebis reproductrices. Fondée en 2012, l’Association des éleveurs de Brebis Brigasques œuvre à la sauvegarde et au développement de la race.