
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Hampshire, en Angleterre
- Taille
- Grand gabarit
- Poids
- Bélier : 90 à 120 kg ; brebis : 65 à 75 kg
- Robe
- Toison blanche, laine serrée et fine
Des croisements anglais au développement français
Au début du XIX siècle, la race naît de croisements entre le Southdown et des moutons Old Hampshire, Old Wiltshire et Berkshire Nott. Vers 1829, l’éleveur John Twynam ajoute des béliers Cotswold aux croisements déjà réalisés. Les béliers issus de ces nouveaux croisements rejoignent plusieurs élevages Hampshire et contribuent modestement à la formation de la race. Vous pouvez retenir qu’en 1889 sont créées l’Hampshire Down Sheep Breeder’s Association, basée à Salisbury en Angleterre, et son homologue américaine, l’American Hampshire Sheep Association. Les importations françaises commencent en 1890, mais le développement de la race dans le pays ne prend de l’ampleur qu’à partir de 1965.
Une tête sombre et un corps long
La laine couvre une partie de la tête noire, en laissant dégagés les oreilles, les yeux et le mufle. Ses oreilles assez longues se tiennent à l’horizontale, avec une légère flexion. Son cou court et musclé se raccorde aux épaules. Le corps allongé repose sur des membres puissants et noirs, terminés par des onglons courts de la même couleur. Des côtes arrondies accompagnent un dos et un bassin larges, ainsi qu’une poitrine profonde. Son ossature est forte et épaisse.
Une diffusion au-delà de l’Angleterre
Le Hampshire est largement présent dans toute l’Angleterre. Son implantation aux États-Unis s’est faite en deux vagues d’importation, dans les années 1840 puis durant les années 1860 et 1870. Des exportations ont également porté la race dans toute l’Europe, en Afrique du Sud, au Brésil et aux Antilles.
Des effectifs et des statuts selon les pays
En France, l’effectif indiqué est d’environ 5 000 têtes, principalement dans le Nord-Pas-de-Calais, en Normandie, dans l’Est et en Auvergne. Au Royaume-Uni, la population déclarée pour 2024 est de 4430 têtes. À l’échelle internationale, la FAO en 2007 et DAD-IS en 2025 classent la race comme non menacée. Pour 2025–2026, le Rare Breeds Survival Trust place le Hampshire parmi les « autres races autochtones », son niveau de préoccupation le plus bas.