
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton domestique
- Origine
- Lake District, Cumbria, Angleterre
- Taille
- Grande
Une origine qui reste discutée
L’origine précise de la race reste inconnue, même si l’hypothèse la plus largement admise attribue l’arrivée de ses ancêtres aux premiers pionniers normands. Selon une ancienne tradition locale, ses ancêtres seraient arrivés à bord d’un navire de l’Invincible Armada espagnole échoué sur les côtes anglaises. À sa mort en 1943, Beatrix Potter a légué au National Trust quinze fermes et approximativement 1 600 hectares, dont ses dernières volontés prévoyaient la poursuite de la valorisation par des brebis Herdwick.
Une toison qui change avec l’âge
Les agneaux naissent entièrement noirs, puis leur couleur évolue progressivement vers le marron foncé au bout d’un an. Après la première tonte, la toison devient plus claire et tend vers le gris. Les béliers portent des cornes, tandis que les brebis en sont dépourvues.
Des troupeaux attachés à leur territoire
Très territoriaux, les Herdwick restent généralement dans un périmètre déterminé de leur colline. Les brebis transmettent aux agneaux la connaissance de leur territoire de pâturage. Les éleveurs apprécient leur capacité à se nourrir de fourrages grossiers. La race supporte très bien le froid et les intempéries du Lake District, où elle vit dans les collines jusqu’à des altitudes de 1 000 m.
Une laine pour les tapis et l’isolation
Grossière et difficile à teindre, la laine grise du Herdwick sert surtout à fabriquer des tapis. Cette laine possède aussi des propriétés isolantes qui permettent son utilisation dans les bâtiments.
Une race concentrée dans une petite région
Le décompte rapporté fait état de 50 000 Herdwick, dont 95 % vivent dans un périmètre de 23 km autour de Coniston, en Cumbria, une concentration qui accroît leur vulnérabilité aux grandes épidémies. La mobilisation pour préserver la race et l’aide du National Trust ont contribué à sa sauvegarde lors de l’épidémie de fièvre aphteuse de 2001. L’épidémie de 2001 a entraîné la perte de 25 % des 100 000 Herdwick présents avant son apparition. Le Cumbria Hill Sheep Initiative a été créé pour étudier les circonstances de l’épidémie et tenter d’éviter qu’un tel événement se reproduise.