
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton domestique
- Origine
- Nord de l’Anatolie, Turquie
- Diffusion
- Locale
- Poids
- Bélier : 55 kg ; brebis : 30 à 40 kg
- Taille
- Bélier : 66 cm ; brebis : 61 cm
- Toison
- Généralement blanche
Une origine encore incertaine
Son berceau exact reste inconnu, mais son nom et sa répartition suggèrent le village de Karayaka, dans la province de Tokat. La race est présente le long du littoral de la mer Noire.
Deux formes aux marques différentes
Le Karayaka comprend deux formes nommées Çakrak et Karagöz. La forme la plus courante, le Karagöz, porte une tête blanche avec du noir autour des yeux et des taches noires sur les pattes. Chez le Çakrak, la tête et les pattes sont entièrement noires, tandis que la toison est blanche. Vous pouvez rencontrer des individus à la toison noire ou brune, qui représentent 10 % des individus. Les béliers portent des cornes en spirale, alors que les brebis sont dépourvues de cornes.
Des troupeaux qui transhument
Les troupeaux passent l’été en montagne et rejoignent la plaine pour l’hiver. Les brebis donnent naissance à un ou deux agneaux, sevrés à sept semaines. Une petite boule de graisse est parfois visible à la base de la queue.
Une laine grossière et peu de lait
Chaque animal peut fournir entre 1,8 et 2,4 kg de laine grossière, utilisée pour fabriquer des matelas. Une brebis produit entre 40 et 45 litres de lait pendant une lactation de 130 à 140 jours. Le Karayaka présente la production laitière la plus faible parmi les races ovines turques.
Des effectifs en recul et une souche protégée
En 1983, la race comptait 1,7 million de têtes, soit 3,5 % de l’élevage ovin turc. En 1989, sa part dans l’élevage ovin du pays était de 2,4 %. Après une forte diminution, les effectifs étaient estimés entre 500 000 et 600 000 individus en 2017. Depuis 2006, le ministère de l’Agriculture turc protège la race pure pour préserver sa souche génétique.