
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Taille
- Très grande
- Poids
- Jusqu’à 150 kg (bélier), 100 kg (brebis)
- Robe
- Traditionnellement blanche
Une sélection menée au XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, Robert Bakewell, à Loughborough, choisit ses reproducteurs parmi les moutons locaux. Ce travail de sélection se fait sans croiser ces moutons avec d’autres races. Bakewell n’a laissé aucun écrit retraçant ses travaux de sélection. Son travail a inspiré d’autres sélectionneurs et contribué aux fondements de l’élevage sélectif.
Une tête sans cornes et une laine frisée
La tête, sans cornes, se tient relevée sur un cou puissant. Les oreilles sont fines, longues et horizontales, avec une teinte bleue due au mélange de poils blancs et noirs. Le museau présente une forme large et des muqueuses foncées. Le corps offre une silhouette large et volumineuse. Les pattes, de longueur moyenne et robustes, se terminent par des sabots noirs. La laine, longue et frisée, peut former des mèches en dreadlocks, avec des fibres de 20 à 25 cm.
Un registre pour les Leicester noirs
Un registre généalogique distinct a été ouvert en 1986 pour les éleveurs de Leicester noirs. Chez ces Leicester noirs, la toison reste blanche, tandis que le pelage court noir apparaît seulement sur la tête et les pattes.
Des exportations et des effectifs en recul
Au XIXe siècle, des Leicester ont été exportés notamment vers le Danemark et la Suède. La race est arrivée aux États-Unis dès le XVIIIe siècle. Aux États-Unis, seuls 178 animaux étaient inscrits en 2010. Entre 1986 et 1997, les effectifs se situaient autour de 1 100 individus. En 2012, les effectifs étaient tombés à 470 animaux malgré l’inscription de la race à l’association « Rare Breeds Survivor Trust ».