
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- La Hague, dans le nord de la Manche
- Diffusion
- Locale
- Taille
- Grand format
- Poids
- Brebis : 70 à 90 kg ; mâles : 100 à 130 kg
Des croisements à la reconnaissance officielle
La race est issue d’un mélange entre des races anglo-normandes et le mouton d’Ouessant. En 1920, des croisements ont été réalisés avec des béliers Dishley et South Down. De nouveaux croisements avec des Suffolks ont suivi 40 ans plus tard. L’établissement départemental de l’élevage de la Manche a lancé les premiers contrôles en 1976. Les premières brebis ont été qualifiées en 1977, avec environ 1 000 animaux concernés. Une association d’éleveurs créée en 1978 a obtenu la reconnaissance officielle de la race par le ministère en 1982.
Une toison blanche et des extrémités brunes
La laine blanche contraste avec la couleur brune de la tête et des pattes. Les brebis mesurent de 65 à 70 cm. Les mâles atteignent une taille de 70 à 75 cm. Le front ne porte pas de laine et le chanfrein présente une légère concavité. Les yeux sont vifs et les oreilles, attachées assez haut, se tiennent dressées. La toison demi-longue laisse la tête et les pattes découvertes.
Un tempérament calme
Son caractère calme et docile contribue à rendre ce mouton facile à élever. Les brebis ont un comportement très maternel et élèvent bien leurs petits.
Des effectifs concentrés dans la Manche
Le schéma de sélection s’est doté en 2003 d’un centre d’élevage à Gréville-Hague. La sélection a longtemps cherché à préserver la diversité génétique d’une race menacée par ses faibles effectifs. La base de sélection décrite compte à peine 2 000 brebis soumises au contrôle de performances. Les effectifs indiqués, de 7 000 à 8 000 brebis, se concentrent dans le nord du département de la Manche.