
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton domestique
- Origine
- Sardaigne, Italie
- Poids
- Brebis : 42 kg ; bélier : 59 kg en moyenne
- Taille
- Brebis : 63 cm ; bélier : 71 cm en moyenne
Une histoire de diffusion et de sélection
Des colons italiens ont introduit ce mouton en Tunisie et en Libye aux XIXe et XXe siècles. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, plusieurs essais d’amélioration ont reposé sur des croisements avec d’autres races, dont la Mérinos et la Rambouillet. Ces essais de croisement ont tous eu un effet négatif sur la production laitière. La sélection récente cherche à améliorer la forme de la mamelle et son adaptation à la traite mécanique. Son livre généalogique, créé en 1928, est tenu par l’Associazione Nazionale della Pastorizia, l’association nationale italienne des éleveurs ovins.
Une toison blanche et une face dégagée
La toison et la face sont blanches. La face et le bas des pattes ne portent pas de laine. Sa peau est fine et non pigmentée. Quelques taches de couleur peuvent toutefois apparaître sur la peau de la face ou des membres. Les brebis sont naturellement sans cornes, tandis que les béliers peuvent porter des cornes rudimentaires.
Du lait pour les fromages, de la laine pour les tapis
La majeure partie du lait sert à fabriquer du pecorino sardo ou du pecorino romano, deux fromages bénéficiant d’une appellation d’origine protégée. Les brebis ayant déjà eu plusieurs agnelages produisent de 100 à 180 kg de lait au cours d’une lactation de 180 jours. Le lait contient en moyenne 6 % de matière grasse et environ 5,3 % de protéines. La laine est longue et grossière, avec une faible valeur économique. Cette laine peut servir à confectionner des tapis ou des matelas. Une toison de bélier pèse environ 2,5 kg, contre 1,1 kg en moyenne pour celle d’une brebis.
Des pâturages sardes aux élevages du continent
L’élevage laitier traditionnel s’appuie sur les 1 500 000 hectares de prairies naturelles de Sardaigne. La race s’adapte aux terrains de plaine comme de montagne et peut être conduite en élevage intensif, extensif ou transhumant. Elle est élevée dans toute la Sardaigne et en nombre important dans le Latium et en Toscane. De petites populations sont également présentes en Émilie-Romagne, en Ligurie et au Molise. L’effectif total de la race est estimé à 5 000 000 d’animaux, sans date précisée pour cette estimation. En 2013, le livre généalogique recensait 225 207 animaux.