
Carte d’identité
- Origine
- Béja et Bizerte
- Aptitude
- Production laitière
- Taille
- Bélier : 70-80 cm ; brebis : 50 cm
- Poids
- Bélier : 65-75 kg ; brebis : 45 kg
- Statut
- FAO : non menacée en 2007
Une race née de croisements
La création de la Sicilo-Sarde remonte au début du XXe siècle. Elle résulte du croisement de la Sarde et de la Comisana, deux races originaires du sud de l’Italie.
Un mouton à la couleur unie
La Sicilo-Sarde présente un gabarit moyen. Sa couleur est unie et le plus souvent blanche, avec aussi des individus bruns, noirs ou gris. Le bélier porte des cornes.
Du lait pour les fromages et le yaourt
Une brebis peut fournir entre 50 et 100 litres de lait. La production quotidienne d’une brebis se situe entre 0,4 et 0,8 l. Le lait contient 6,85 % de matières grasses et 6 % de protéines. Son lait entre dans la fabrication de fromages, dont le Sicilien de Béja et la Rigouta de Béja, ainsi que de yaourt au lait de brebis. La Sicilo-Sarde figure parmi les races laitières méditerranéennes les moins productives.
Des systèmes adaptés à la taille du troupeau
Les grands troupeaux sont conduits en élevage semi-intensif. L’élevage extensif est employé pour les troupeaux plus petits. Les brebis donnent naissance à un ou deux agneaux.
Une forte baisse suivie d’une relance
En 1990, les effectifs approchaient les 250 000 têtes. Après une chute brutale dans les années 1990, la population ne comptait plus que 20 000 têtes en 2005. Le manque de rentabilité, la privatisation des fermes d’État et la priorité politique donnée au lait bovin ont conduit des éleveurs à délaisser la race. La réorganisation de la filière a contribué à sauvegarder la race et à renouveler l’intérêt des éleveurs.