
Carte d’identité
- Origine
- Sologne
- Taille
- 60 à 70 cm au garrot
- Poids
- Brebis : 55 à 65 kg ; béliers : 80 à 90 kg
- Effectifs
- Environ 3 000 brebis en France en 2007
Une histoire liée à la laine
Le commerce de la laine a favorisé le développement de la race pendant la Renaissance. Vous pouvez retenir que la Solognote est restée la principale source de revenu des paysans de Sologne jusqu’au milieu du XIXe siècle, époque où l’on comptait au moins 300 000 têtes. Son déclin débute à la fin du XIXe siècle, lorsque la création de routes, le marnage, le drainage et le reboisement transforment la Sologne. La réduction des surfaces consacrées aux moutons accompagne une chute de la population à 50 000 têtes en 1910. La race commence à se relever dans les années 1940 et son livre généalogique est créé en 1942. En 1948, ce livre généalogique fusionne avec le syndicat ovin solognot.
Une tête châtain et une toison bise
Sa tête fine se reconnaît à sa couleur châtain et à l’absence de laine. Sa face longue et étroite présente un chanfrein légèrement bombé. Ses oreilles de taille moyenne se tiennent à l’horizontale. Ni les brebis ni les béliers ne portent de cornes. Sa toison bise laisse la tête et les pattes découvertes et ne couvre qu’en partie la gorge et le ventre.
Un mouton curieux et des mères protectrices
La Solognote se distingue par un tempérament vif et une grande curiosité. Par son tempérament vif et sa grande curiosité, le caractère de la Solognote se rapproche davantage de celui de la chèvre que de celui des autres moutons. La brebis possède de bonnes qualités maternelles et peut se montrer agressive pour défendre ses agneaux.
Une conservation organisée par familles
Un programme de conservation encadre la sauvegarde de la race depuis 1976. En 2007, les 1 300 brebis participant à ce programme étaient réparties en dix familles distinctes. Le schéma de rotation des familles prévoit d’accoupler les brebis d’une famille avec les mâles d’une autre. Cette organisation cherche à préserver la variabilité génétique et les standards de la race tout en améliorant ses performances. Un centre d’élevage de béliers créé en 1979 évalue quarante jeunes mâles parmi les meilleurs de chaque famille avant de les proposer aux éleveurs. La Solognote peut bénéficier de mesures de protection destinées aux races menacées.