
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Campanie
- Taille
- Moyenne
Une population locale devenue race laitière
L’Agerolese descend d’une ancienne population bovine locale. Des croisements avec des frisonnes, des brunes et des jersiaises ont cherché à améliorer sa production de lait. Cette amélioration génétique a été menée au XVIIIe siècle à l’initiative des rois de la dynastie des Bourbons, d’origine française.
Une robe sombre et des contours clairs
Sa robe est uniformément châtain sombre. Ses muqueuses sont noires. Une zone claire entoure le mufle et les yeux. Les vaches mesurent 125 cm et pèsent 450 kg. Les taureaux atteignent 135 cm pour 650 kg.
Une race façonnée par des pâturages pauvres
La sélection dans un terroir pauvre, peu favorable à l’élevage bovin, lui a donné une grande rusticité. Elle est élevée sur des terrains pentus et des pâturages secs à la végétation maigre, tandis que les bonnes prairies sont réservées aux races plus productives. Sa maturité sexuelle est relativement tardive.
Un lait destiné notamment au fromage
Une vache produit 5 000 kg de lait au cours d’une lactation de 230 jours. Ce lait présente de bonnes proportions de matière grasse et de protéines. Il entre dans la fabrication du provolone del Monaco, un fromage bénéficiant d’une Denominazione di origine protetta. Les qualités sensorielles du lait sont liées à la race et au terroir où elle pâture.
Une sauvegarde avec de faibles effectifs
Au XXe siècle, les croisements d’absorption avec la holstein ont fortement réduit les effectifs de l’Agerolese. L’ouverture du livre généalogique en 1985 a permis de sauvegarder la race. Les effectifs restent faibles, avec des variations entre moins d’une centaine et 360 individus.