
Carte d’identité
- Origine
- Bazougers et ses alentours, en Mayenne
- Taille
- Moyenne
- Robe
- Pie noire ou pie bleue
Une lignée issue de plusieurs croisements
La Bleue de Bazougers descend d’une lignée de vaches mancelles croisées avec la Fribourgeoise, introduite dans l’ouest de la France au XVIIIe siècle. Des taureaux durham ont aussi été employés pour croiser les femelles de cette population. Selon Dubois, son ancêtre aurait été une variété noire de la Mancelle. La race n’a jamais eu de registre généalogique, bien qu’un standard ait pu exister.
Une forte corpulence et des cornes en croissant
Son gabarit se distinguait par une forte corpulence. Ses muqueuses étaient de couleur noire. Ses cornes dessinaient un croissant vers l’avant, avec des pointes légèrement relevées.
Un recul après la Seconde Guerre mondiale
Après la Seconde Guerre mondiale, une politique de regroupement des races bovines vise à simplifier le paysage agricole. La Bleue de Bazougers n’a alors accès à l’insémination artificielle qu’avec des races destinées à l’absorber. La monte publique est interdite pour cette population. L’absence de reconnaissance comme race la désavantage face à la Rouge des prés, qui s’organise.
Des mesures de sauvegarde dès les années 1970
Des actions de sauvegarde commencent au milieu des années 1970, notamment par la congélation de semence de taureaux. La conservation de semence ne suffit pas à préserver la race si les éleveurs ne gardent pas de femelles.
Aurore et les essais de clonage
En 2000, une vache appelée Aurore, correspondant bien aux caractéristiques de la race, est retrouvée, mais elle est trop âgée pour vêler. Des cellules prélevées sur son oreille sont utilisées pour des essais de clonage. Ces essais donnent naissance à Aurore B, dont l’origine clonée empêche l’entrée dans le circuit classique de l’élevage.