
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Environs de Tirlemont, Brabant flamand, Belgique
- Poids
- Femelle : 700 à 900 kg
- Taille
- Femelle : 135 à 140 cm au garrot
- Robe
- Blanche tachetée de gris, de bleu ou de noir
- Statut
- Race préservée, diffusion locale
Des racines belges à la reconnaissance française
La Bleue du Nord appartient au groupe des races bovines du littoral de la mer du Nord. Introduite en France à la fin du XIXe siècle, elle y porte d’abord le nom de « Bleue de Hainault ». Un livre généalogique français est créé à Bavay en 1923. Le ministère de l’Agriculture reconnaît officiellement son type mixte en 1983.
Un gabarit marqué et des cornes courtes
Les mâles pèsent entre 1 100 et 1 300 kg et mesurent entre 138 et 145 cm au garrot. Les cornes sont assez courtes, horizontales chez le mâle et en croissant chez la femelle. Vous pouvez observer une tête assez courte, un front large et un museau noir pigmenté.
Du lait dans un milieu froid et humide
La production indiquée est de 5 300 litres par lactation, avec un taux butyreux de 3,6 % et un taux protéique de 3,1 %. Cette race rustique est très bien adaptée au climat humide et froid de sa région d’origine. Elle est très souvent élevée dans des systèmes herbagers, dans la zone la plus froide du département du Nord. Les vaches réalisent en moyenne 5 à 6 lactations, et les animaux âgés de 12 à 15 ans ne sont pas rares.
Une population suivie et préservée
Les deux guerres mondiales ont décimé la race. Un plan de préservation lui est consacré depuis la fin des années 1990. En 2011, sa population est donnée comme stabilisée autour de 3 600 individus. Depuis 1985, son programme génétique est géré conjointement par l’Union Bleue du Nord et le centre régional de ressources génétiques du Nord-Pas-de-Calais.
Des vaches sur les remparts du Quesnoy
Le centre de formation professionnelle et de promotion agricole du Quesnoy participe à la sauvegarde de la race depuis 1983. Les Bleues du Nord de son exploitation pâturent certaines zones des remparts du Quesnoy, ce qui réduit les frais d’entretien de la ville.