
Carte d’identité
- Origine
- Gironde
- Aptitude
- Laitière
- Taille
- Moyenne
- Robe
- Pie noire
- Effectifs
- 550 vaches en 2024
Une histoire liée au Bordelais
Les origines les plus anciennes de cette population restent difficiles à retracer. Un ouvrage de 1840 contient les premières mentions de la race. Traditionnellement élevée dans les palus de Gironde, zones humides entre la rivière et les coteaux viticoles, elle approvisionnait Bordeaux en lait et en beurre. Au début du XXe siècle, elle se répand dans les Basses-Pyrénées, les Landes, le Lot-et-Garonne, les Charentes et la Dordogne. À cette époque, la population atteint au moins 100 000 vaches, dont 40 000 en Gironde. Le registre généalogique créé en 1899, puis modifié en 1903, ne retenait que les animaux à robe pigaillée.
Deux dessins de robe à observer
Les taches se répartissent sur le dos, le ventre et l’arrière des flancs. Les grandes taches noires latérales définissent la robe bayret ou beyrette, tandis que les taches finement découpées caractérisent la robe pigaillée. La mamelle, bien conformée, est souvent blanche avec des rayures noires ou des marbrures, et ses trayons sont noirs. La tête est fine et allongée, avec des naseaux et une langue noirs. Ses cornes sont courtes et foncées. Des robes rouge froment existent aussi, avec la même répartition des couleurs que les robes noires.
Du lait dans des systèmes à l’herbe
Aujourd’hui, certains éleveurs utilisent la Bordelaise pour le lait dans des systèmes à l’herbe et en plein air intégral. Plusieurs élevages produisent du lait, des yaourts et du beurre. Elle tire parti des fourrages des prairies naturelles comme de ceux des sous-bois et des landes plus pauvres. Ses qualités permettent aux éleveurs de limiter leurs coûts d’élevage.
Une sauvegarde attentive à la diversité génétique
Depuis 1987, le Conservatoire des Races d’Aquitaine conduit un programme pour augmenter les effectifs tout en conservant autant que possible la diversité génétique. La sauvegarde s’est organisée autour d’une quinzaine de familles de vaches. Le Conservatoire suit précisément les familles maternelles d’origine et les lignées mâles pour préserver la génétique de la race. Les effectifs sont passés d’une centaine de vaches dans les années 2000 à 200 en 2018. La gestion de la race revient à l’Organisme de Sélection des Races Locales de Nouvelle Aquitaine, en lien avec le Conservatoire des Races d’Aquitaine.