
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Île de Guernesey, dans la Manche
- Aptitude
- Laitière
Une histoire insulaire
La Guernesey appartient au rameau celte. Elle est issue d’un ancien croisement entre la froment du Léon et la cotentine, cette dernière étant l’ancêtre de la Normande. Ces races ont été amenées sur l’île par des moines que Robert, duc de Normandie, avait chargés d’y développer une agriculture rentable. L’élevage de la Guernesey s’est poursuivi sur l’île en stricte autarcie depuis les environs de l’an mil.
Une robe pie et des cornes relevées
Sa robe pie présente des taches dont la couleur va du froment au rouge. Ses muqueuses sont de couleur claire. Ses cornes sont courtes et dirigées vers le haut. La vache mesure 1,30 m. Le taureau atteint une taille de 1,35 m. Le poids va de 450 à 500 kg pour la vache et de 600 à 700 kg pour le mâle.
Un lait recherché pour sa richesse
La production se situe autour de 7 000 kg de lait par lactation. La richesse de son lait est recherchée pour fabriquer du fromage et du beurre, dont la couleur dorée vient de sa teneur en carotène.
Une race adaptée aux zones humides
La Guernesey montre une bonne rusticité en zone humide. Elle valorise bien le fourrage, même lorsque celui-ci est médiocre. Elle peut aussi être très productive dans un élevage intensif. La race est décrite comme précoce et fertile, avec des vêlages sans difficulté.
Une présence au-delà de Guernesey
La race a d’abord été exportée en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis. Malgré des effectifs peu élevés, elle est présente dans de nombreux pays, notamment anglo-saxons. En 1997, les effectifs indiqués étaient de 22 000 vaches et 75 taureaux, dont 25 disponibles pour l’insémination artificielle.