
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Poitou
- Taille
- Vache : 140 cm ; mâle : 145 cm
- Poids
- Vache : 700 kg ; mâle : 1 200 kg
Des origines liées aux marais vendéens
Le berceau de la Maraîchine se trouve dans le sud de la Vendée, près du Marais poitevin. Elle descend d’une ancienne population bovine de l’ouest de la France, appelée « poitevine » ou « vendéenne », également à l’origine de la Parthenaise et de la Nantaise. Selon certains auteurs, dont Louis Gouraud, des bovins hollandais importés au XVII siècle lors de l’assèchement des marais de Vendée et de Charente-Maritime auraient contribué à sa formation. À la fin du XIX siècle, des bovins de plus en plus nombreux dans les marais transformés en polders s’adaptent progressivement à ce milieu et constituent la race maraîchine. Une commission du livre généalogique vendéen est mise en place en 1911, tandis que celui de la Parthenaise est délaissé.
Les détails à observer
La robe varie du froment clair au fauve grisâtre, avec parfois des zones noires plus étendues. Le mufle noir est entouré d’une bordure claire. Les longues cornes sont blanches à pointes noires, même si une coloration uniforme gris vert est admise. Les paupières fines et noires sont cerclées d’une auréole blanche ou gris perle. La longue queue, attachée haut, se termine par une touffe fournie de poils noirs où quelques poils gris sont tolérés. Le standard décrit des membres secs et solides.
Une reconstitution engagée dans les années 1980
Après la Seconde Guerre mondiale, la spécialisation des races a conduit la Maraîchine au bord de la disparition. Vous pouvez retenir qu’en 1986, trois amis décident de reconstituer un cheptel de Maraîchines. L’Institut de l’élevage soutient cette démarche en recensant les vaches maraîchines encore présentes dans les élevages. En 1988 est fondée l’Association pour la valorisation de la race bovine maraîchine et des prairies humides, qui achète les quatre premiers taureaux de la race grâce au soutien du conseil général de la Vendée. Entre 1989 et 1991, l’association acquiert une cinquantaine de vaches.
Les étapes de la conservation
Un élevage conservatoire est créé à Nalliers, puis des animaux sont confiés au lycée agricole de Luçon-Pétré et à des particuliers. La démarche de valorisation, soutenue par le Parc naturel régional du Marais poitevin, aboutit à la reconnaissance de la race en 1988 et à la création de son livre généalogique. Les effectifs passent de trente animaux en 1986 à 1 500 en 2004, dont 534 vaches et 60 taureaux reproducteurs. Les mâles retenus par un groupe technique de conservation sont achetés par l’association, placés dans une station d’élevage chez un adhérent, puis répartis dans les élevages selon les besoins. Le taux de consanguinité rapporté chez les femelles est de 1,8 %, une valeur décrite comme très faible pour une race à faible effectif.