
Carte d’identité
- Espèce
- Bovin
- Origine
- Le Mans, dans la Sarthe
- Robe
- Pie rouge
- Statut
- Race disparue
Une histoire de croisements
L’existence de la race couvre approximativement le XIXe siècle. Ses origines restent mal connues, car la littérature technique était encore peu développée à la fin du XVIIIe siècle. Selon Dubois, elle serait issue de croisements entre des populations locales, augeronne, parthenaise, cotentine ou bretonne, et des bovins importés de Hollande et de Suisse. Dès 1839, des croisements avec des taureaux anglais durham donnent naissance à la durham-mancelle, ancêtre directe de la rouge des prés.
Une robe contrastée et des cornes relevées
La description de la race lui attribue un grand gabarit et un corps lourd. Ses membres sont solides et son dos suit une ligne droite. Le rouge, plus ou moins foncé, contraste avec la tête, le ventre et l’intérieur des pattes blancs, auxquels s’ajoutent de petites taches blanches. Autour des yeux, des marques rouges en forme de lunettes entourent une auréole jaune. Les cornes, assez longues, dessinent un croissant tourné vers le haut. La queue s’attache légèrement haut sur le corps.
Une tentative de sauvegarde sans succès
Les croisements s’accompagnent d’une diminution des effectifs. Au fil de ces croisements, le territoire occupé par la race se réduit. À partir de 1894, un sénateur de la Sarthe entreprend de sauver la Mancelle. Un programme de sélection cherche alors à obtenir une « mancelle améliorée ». La tentative échoue : la race cesse d’être comptabilisée dès 1920 et ses derniers représentants disparaissent avant la Seconde Guerre mondiale.