
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- France
- Taille
- Grande
- Poids
- Vache : 650 kg ; taureau : 900 kg
- Statut
- Race préservée, à diffusion locale
Une histoire liée aux bovins gris
La Mirandaise appartient au rameau des bovins gris des steppes. Ses ancêtres sont les bovins apportés par les Wisigoths au VIe siècle. Son livre généalogique a été créé en 1897. La fusion avec la gasconne décidée en 1955 est restée administrative, les deux populations demeurant distinctes sur le terrain. Des croisements avec la piémontaise ont été pratiqués dans les années 1960, puis les animaux croisés ont dû être écartés de la sélection. La Mirandaise a ensuite retrouvé sa place au catalogue des races françaises.
Une robe claire et des contours rosés
Sa robe gris clair peut présenter des nuances rousses. Vous noterez que le contour des yeux, de la vulve et des testicules est rosé, le terme « aréolée » renvoyant précisément au contour des yeux. Une bordure blanche dessine le pourtour de ses oreilles. Ses cornes blanches se terminent par des pointes noires, tandis que ses yeux sont sombres. Au garrot, la vache mesure 138 cm et le taureau 150 cm.
Un berceau dans la vallée du Gers
Le berceau de la race se situe dans la vallée du Gers, entre Masseube et Fleurance. Depuis ses origines, elle est surtout présente dans le sud des arrondissements de Mirande et de Lombez. Les coteaux escarpés du Gers accueillent ses élevages.
Une conservation engagée depuis 1981
Un programme de conservation a été lancé en 1981 à l’initiative de l’Institut de l’élevage. Au début de la sauvegarde, l’inventaire ne retrouvait que 150 vaches et un taureau. En 2004, les effectifs étaient estimés à environ 1 400 animaux, avec 530 vaches et 30 taureaux inscrits. Le suivi repose sur un livre généalogique régulièrement actualisé et sur des visites dans les élevages concernés. Une réserve de semence est constituée pour préserver la diversité génétique à long terme. Depuis 1998, la fédération mirandaise gère la race indépendamment de l’UPRA gasconne.