
Carte d’identité
- Origine
- Auvergne-Rhône-Alpes
- Taille
- Moyenne
- Robe
- Froment
- Statut
- Disparue
Une race du massif du Mézenc
Son berceau se trouvait dans le massif du Mézenc, dans le Massif central. Son nom vient du mont Mézenc et du massif qui s’étend entre la Haute-Loire et l’Ardèche. Présente autrefois dans le Vivarais et le Velay, elle formait la branche la plus occidentale des blondes du sud-est.
Des cornes rabattues vers l’arrière
Les extrémités de sa robe étaient claires, même si certains animaux présentaient une teinte plus foncée. Ses muqueuses avaient une couleur rosée. Le chignon formait une saillie marquée. Ses cornes étaient aplaties et s’enroulaient en spirale vers l’arrière. La queue était portée très haut, avec une courbure en crosse. Sa silhouette associait un dos creusé, un arrière-train moins développé que l’avant et une attache de queue proéminente.
Le beurre et les animaux de travail
Le lait des vaches permettait de fabriquer un beurre jugé de bonne qualité. Les bœufs de travail étaient surtout vendus sur la rive droite de la vallée du Rhône.
Le recul des effectifs et la disparition
Vous pouvez retenir qu’au sortir de la Première Guerre mondiale, Dubois considérait cette race comme peu travaillée, sans schémas de sélection, avec une mauvaise alimentation contribuant à l’aspect chétif des animaux et une absence d’hygiène des étables. Ces difficultés ont favorisé le recours à des taureaux de races plus productives, surtout aubrac, montbéliarde et tarine. Après 1945, la politique conduite par l’ingénieur général agricole Edmond Quittet visait à regrouper les races bovines pour simplifier le paysage agricole. Les races locales ont perdu leurs subventions et leurs taureaux ont été interdits de monte. Les effectifs sont passés de 100 000 animaux en 1911 à 17 000 en 1944, puis à 2 500 en 1958, année du dernier recensement. Les derniers animaux de race pure ont disparu vers 1975.