
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Trentin-Haut-Adige
- Taille
- 130 cm au garrot en moyenne
- Poids
- 500-550 kg
Une histoire liée au Val Rendena
La race vient du Val Rendena, où les bovins servent à valoriser les alpages depuis l’Antiquité. La première description connue d’un bovin de ce type remonte au XVIIIe siècle. À cette époque, des bovins sont importés de Suisse après une épidémie et les ravages de la guerre. Les animaux importés appartiennent à une population proche de la Rendena et se mêlent à elle. Ces importations prennent fin à la fin du XVIIIe siècle, avec la cessation des conflits et de l’épidémie. Au XXe siècle, la Rendena subit des croisements d’absorption avec la race brune.
Une robe sombre et des cornes courtes
Son pelage présente une teinte uniforme brun-noir. Les pattes se distinguent par une couleur rouge-acajou plus claire. Un liseré gris clair entoure son mufle noir. Ses cornes courtes peuvent être droites ou dessiner un croissant. Une ligne plus claire apparaît parfois le long du dos.
Le lait et la vie en alpage
En 2008, avec une alimentation presque exclusivement composée d’herbe des alpages, la production annuelle moyenne atteint 5 180 kg de lait, avec 3,56 % de matière grasse et 3,33 % de protéines. En plaine, une alimentation plus riche permet une production supérieure à 6 000 kg de lait. La traite estivale est fréquente pour la qualité du lait d’alpage. Le rythme d’élevage décrit associe un vêlage hivernal à l’abri et une transhumance vers l’alpage pour l’été.
Une présence au-delà de sa vallée
La Rendena est élevée dans les provinces de Trento, Vicenza et Padoue. Sa diffusion s’est étendue à toute la Vénétie et jusqu’en Toscane.
Des éleveurs mobilisés pour sa sauvegarde
Quelques éleveurs résistent aux croisements jusqu’en 1978, parfois en dehors du cadre légal. En 1978, un changement de politique gouvernementale ouvre une campagne de protection des races à faibles effectifs. Le livre généalogique de la Rendena est établi en 1982. La race a été inscrite sur une liste de races menacées à préserver. L’effectif passe de 18 000 animaux en 1983 à environ 3 800 vaches et 28 taureaux en 2002. Après 2002, l’effectif est décrit comme stable, avec 32 taureaux offrant davantage de choix génétique pour gérer la consanguinité.