
Carte d’identité
- Espèce
- Bovine
- Origine
- Vercors, Préalpes françaises
- Robe
- Froment unie
- Taille
- Grande
- Statut
- Race préservée, diffusion locale
Une race formée dans le nord du Vercors
Les origines de la race restent discutées. La villarde est généralement rapprochée des bovins du rameau jurassique. L’isolement relatif des bovins dans le nord du Vercors a favorisé l’homogénéisation progressive de la population en une race distincte. La première mention de la race date de 1832, après l’observation de bovins aux caractéristiques communes par un vétérinaire de Grenoble. La reconnaissance officielle de la Villard-de-Lans intervient en 1864.
Les détails du standard ancien
Le standard publié en 1914 décrit des cornes assez fines, blanchâtres, dirigées sur les côtés et légèrement relevées, avec des pointes un peu plus foncées. Dans cette description de 1914, les muqueuses du mufle sont roses et dépourvues de taches noires. Le standard de 1914 présente une encolure longue et dégagée. Les membres décrits en 1914 sont forts et plutôt longs.
Un lait associé au Bleu du Vercors-Sassenage
La Villard-de-Lans figure parmi les races admises pour produire le fromage AOC Bleu du Vercors-Sassenage. Son lait présente un taux butyreux de 41 g/l et un taux protéique de 32 g/l, une composition adaptée à la fabrication fromagère. En 1864, sa production était estimée à environ 1 500 litres de lait par lactation. Les productions varient fortement entre les animaux, et une vache a atteint 7 000 litres sur une lactation.
Du recul des effectifs à la conservation
À son apogée en 1943, la race comptait 15 000 têtes, dont près de 7 000 dans le canton de Villard-de-Lans. En 1968, il ne restait que 1 000 vaches Villard-de-Lans. Les pouvoirs publics se sont de nouveau intéressés à la race en 1976, alors qu’elle ne comptait plus qu’une cinquantaine d’animaux. Le livre généalogique de la race a été ouvert en 1978. Le plan de sauvegarde repose notamment sur la conservation de semences de taureaux et le maintien de femelles reproductrices grâce à des contrats avec les éleveurs. La reprise des effectifs se traduit par 286 vaches en 2000, puis 358 en 2006.