
Carte d’identité
- Origine
- Massif des Vosges, France
- Taille
- 135 cm au garrot
- Poids
- Vache : 600 à 650 kg ; taureau : 800 kg
- Robe
- Mouchetée noire ou rouge
- Effectifs
- Près de 10 000 animaux en 2016
Des origines discutées
Selon une hypothèse, des soldats suédois auraient introduit ses ancêtres pendant la guerre de Trente Ans, avant un croisement avec les bovins locaux. Dubois considère cette origine suédoise comme une légende et rattache plutôt la race à une population jurassienne proche de la tourache de Franche-Comté. Cette population ancienne aurait ensuite été croisée avec les races brune et hollandaise. Deux types existaient autrefois : des vaches petites et fines dans la vallée de la Bruche, et des animaux plus massifs dans la région de Munster. Le type de la vallée de la Bruche avait disparu avant 1980.
Une bande blanche et des taches sur le visage
Une bande blanche aux contours plus ou moins réguliers parcourt son dos et son ventre. La Vosgienne se reconnaît notamment à ses taches noires sur le visage, qui lui donnent une marque personnelle. Lorsqu’elles sont conservées, ses cornes sont courtes, en croissant et relevées vers le haut. Sur des photographies de la fin du XIX siècle aux années 1960, on voit des animaux presque entièrement noirs à tête blanche ou pie noir, mais très peu mouchetés.
Un lait valorisé dans les fromages locaux
La production de lait atteint environ 4 400 kg par an. Son lait est décrit comme équilibré et riche en matières utiles. Le lait de la Vosgienne peut être utilisé pour produire le bergkasse, fromage à pâte pressée non cuite, et le bibeleskaes, une sorte de fromage blanc, car cette race est autorisée à fournir du lait pour ces spécialités.
Une marcheuse sur les pâturages d’altitude
Avant la mécanisation de la traction, la Vosgienne était également employée comme animal de trait. Dans une partie des élevages, elle pratique encore la transhumance de juin à octobre. Ses onglons durs facilitent la marche sur les reliefs difficiles, et elle s’accommode des fourrages grossiers des pâturages d’altitude. En entretenant l’espace rural d’altitude, elle contribue au maintien de la diversité floristique.
Une rusticité liée au milieu montagnard
La Vosgienne supporte les changements de température avec une faible sensibilité. Son ossature reste fine malgré une musculature développée. Les génisses sont un peu tardives, mais la race bénéficie d’une très bonne longévité.
Un recul historique suivi d’une reprise
Les deux guerres mondiales et la concurrence des races montbéliarde et simmental ont contribué à réduire ses effectifs. La population est passée de 125 000 animaux en 1900 à seulement 2 000 à la fin des années 1970. La reconnaissance officielle de la race en 1977 a permis de renverser cette tendance.