
Carte d’identité
- Origine
- Japon
- Taille
- Moyenne
- Robe
- Rouge ou noire
Des croisements puis une sélection organisée
À partir de 1868, des bovins devon et shorthorn sont introduits pour augmenter le gabarit des animaux locaux. Ces introductions représentent deux mille six cents têtes de bétail débarquées en dix ans. Le nom Wagyu est réservé aux populations issues de croisements, à l’exclusion des races isolées qui n’ont pas été métissées. En 1919, le gouvernement décide de mettre en place l’enregistrement et la sélection du bétail métis.
Quatre composantes du cheptel
Le cheptel comprend les kuroge washu, les akage washu, les nihon tankaku washu et les mukaku washu, respectivement désignés comme japonais à robe noire, à robe rouge, à petites cornes et sans cornes. Ces quatre types sont issus de croisements entre des vaches locales et des races introduites pendant l’ère Meiji, de 1868 à 1912. Les groupes japanese black, japanese brown et japanese poll sont reconnus en 1944. La reconnaissance de la japanese shorthorn intervient en 1957.
Des lignées liées aux préfectures
Le relief et les difficultés de déplacement du bétail dans un Japon féodal souvent en guerre ont contribué à séparer les lignées génétiques. La lignée Tajiri, également appelée Tajima, vient de la préfecture de Hyōgo. La lignée Fujiyoshi, aussi nommée Shimame, est rattachée à la préfecture d’Okayama. La lignée Tottori, également appelée Kedaka, provient de la préfecture de Tottori.
Une silhouette massive
Les animaux sont décrits avec un poids autour de 600 kg, une silhouette massive et une encolure forte. Les kuroge washu représentent 95 % du cheptel.
Une présence au-delà du Japon
En 1976, l’université du Colorado est la première à importer du bétail japonais pour ses recherches. Des exportations de sperme et d’embryons congelés vers l’Australie commencent en 1989. En 2014, le cheptel américain compte de 3 000 à 5 000 têtes classées « pur-sang » et de 5 000 à 10 000 têtes classées « pure race ». La même année, les États-Unis comptent aussi 40 000 têtes ayant jusqu’à 93,5 % de sang wagyu, principalement issues de croisements avec l’Angus.