
Carte d’identité
- Domaine
- Culture et exploitation des oliviers
- Productions
- Olives de table et huile d’olive
- Modes de culture
- D’origine, traditionnelle ou intensive
Des fruits sauvages aux oliviers cultivés
Au néolithique, les premiers cultivateurs cueillaient les fruits de l’oléastre, l’olivier sauvage. L’oléastre est naturellement originaire du Bassin méditerranéen. Les fruits ont d’abord été mangés tels quels, avant que l’on commence à en extraire de l’huile. Les peuples marchands, notamment les Phéniciens et les Grecs, ont largement diffusé la culture de l’olivier. À l’époque romaine, l’olivier était cultivé autour de la Méditerranée, en Mésopotamie et sur les rives de la mer Noire.
Les traces de l’oléiculture en France
L’olivier est présent en France depuis le pliocène, et des vestiges situent une première phase de domestication au néolithique sur les pourtours méditerranéens français et espagnol. Des traces de taille des arbres remontent à l’âge du bronze, notamment dans les Pyrénées-Orientales. L’arrivée des Grecs a modifié les pratiques culturales et introduit la culture de nouvelles variétés. En 1848, les Pyrénées-Orientales étaient le premier département producteur d’huile d’olive en France.
Des cultures associées aux récoltes mécaniques
L’olivier peut prendre place dans un système de polyculture. Dans ce système, les oliviers fournissent aussi de l’ombre aux cultures vivrières. Sous les arbres, les terres peuvent accueillir des céréales et des pois chiches, ou être pâturées par des brebis et des chèvres. Autrefois, les troupeaux ovins nettoyaient les oliveraies provençales pendant leur transhumance entre la plaine de la Crau et les Alpes. En culture intensive, les arbres forment des haies alignées et la récolte des fruits est mécanique. Ces vergers intensifs sont souvent irrigués pour éviter le stress hydrique à l’origine de mauvaises années de production.
Le recul puis la reprise en Provence
L’exode rural amorcé pendant la guerre 1914-1918 et les gels hivernaux, notamment celui de 1956, ont contribué au déclin de l’oléiculture française. Le développement du tourisme en Provence a accompagné le renouveau de l’oléiculture. De petits mouliniers ont remis en exploitation des oliveraies abandonnées et investi dans des techniques plus modernes.