
Carte d’identité
- Domaine
- Nature et environnement
- Statuts
- Indépendant, entreprise individuelle, artisan
- Code ROME
- A1203
- Métiers voisins
- Horticulteur et paysagiste
Des plantations à l’organisation du chantier
À partir des documents de conception, le jardinier détermine les tâches à effectuer, les équipes nécessaires et le matériel à mobiliser. Sa prestation peut comprendre le choix des fournisseurs ainsi que la réalisation et la coordination des travaux de création et d’entretien. Selon ses compétences, il peut réaliser des terrassements, de petites maçonneries et des installations d’arrosage ou de mobilier. Les semis, les plantations et l’élagage figurent aussi parmi ses interventions possibles, selon ses compétences. Au fil de l’année, le jardinier peut désherber, greffer et retirer les fleurs fanées. Il s’occupe également du compost du jardin.
Des lieux variés et des savoir-faire croisés
La profession mobilise des savoir-faire venant notamment des travaux publics, du génie civil, de l’architecture et de la décoration. Les espaces verts concernés comprennent des jardins privés, des parcs, des abords de bâtiments, des terrains de sport et des abords de voies de circulation. Les semis destinés à produire de jeunes plants à repiquer se font généralement au début du printemps.
Un nom qui couvrait plusieurs métiers
Sous l’Ancien Régime, les jardiniers concevaient et entretenaient des jardins d’agrément pour de riches propriétaires nobles ou bourgeois, et pour le roi à Versailles. Le même nom désignait aussi les producteurs de fruits et de légumes qui approvisionnaient les villes. Ces producteurs, aujourd’hui plutôt appelés maraîchers, se regroupaient en communautés, et Paris comptait environ 1 200 maîtres-jardiniers au milieu du XVIIIe siècle. Autrefois en France, les jardiniers dits « cinq branches » savaient travailler en maraîchage, en pépinière, en arboriculture, en floriculture et dans les parcs et jardins. Dès le début du XXe siècle, les écoles d’horticulture ont formé de nombreux jardiniers. Depuis la fin du XXe siècle, ces cinq domaines tendent à devenir des métiers distincts, auxquels les écoles préparent des spécialistes.
Les voies de formation
La formation au métier se déroule notamment dans des lycées horticoles. Le baccalauréat professionnel agricole en aménagement paysager permet de débuter comme chef d’équipe. Le brevet professionnel agricole d’aménagement paysager permet d’entrer comme ouvrier très qualifié ou de poursuivre vers un BTS. Le BTSA Aménagements Paysagers prépare notamment au niveau de conducteur de travaux ou de dessinateur-projeteur, sans conférer le titre de paysagiste concepteur.