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Herbager : pâturage et entretien des prairies

Herbager : les prairies agricoles fournissent de l’herbe aux animaux, directement au pâturage ou après une coupe destinée au fourrage. Vous pouvez distinguer plusieurs façons de les exploiter, du pâturage libre à la rotation entre parcelles.

Métier de l’élevage, des cultures ou de la forêtMis à jour le 10 octobre 2026
Herbager, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Milieu
Prairie agricole
Végétation
Principalement graminées et légumineuses
Équipement
Clôture électrique pour le pâturage rationné

Plusieurs façons d’utiliser l’herbe

En pâturage libre extensif, le troupeau reste en permanence sur toute la surface de la prairie. Le pâturage tournant répartit la surface en parcelles, parcourues successivement lorsque l’herbe convient à la consommation des animaux. Une prairie de fauche sert à produire du foin ou de l’ensilage, ce dernier étant conservé en tas ou en boules entourées de film plastique. Dans le système de zéro-pâturage, vous coupez l’herbe et la distribuez fraîche ou la conservez afin d’éviter les pertes par piétinement et les gaspillages.

Des prairies de compositions différentes

Une prairie temporaire peut être semée avec une seule espèce fourragère, une association de graminée et de légumineuse ou un mélange plus complexe. La prairie dite artificielle est semée uniquement de légumineuses fourragères pour une durée de 2 à 5 ans et entre généralement dans un assolement. Une prairie permanente a été semée depuis plus de cinq ans avec des graminées, éventuellement accompagnées de légumineuses. La prairie semi-naturelle rassemble des graminées indigènes et d’autres plantes herbacées, parfois avec des broussailles, des arbres ou des bosquets.

Entretenir le couvert et observer les plantes

En pâturage rationné, un fil placé devant le troupeau et un autre derrière permettent d’éviter le surpâturage des jeunes repousses. Après le passage des animaux, l’ébousage, la fauche des refus et une fumure azotée raisonnée contribuent à maintenir la qualité de la prairie. L’observation de certaines plantes et de leur fréquence donne des indications sur le sol et le mode d’exploitation. Pour apprécier la valeur d’une prairie et chercher, le cas échéant, à l’améliorer, vous devez analyser sa flore, ce qui nécessite un inventaire floristique.

Adapter le pâturage aux saisons

Dans le pâturage tournant, le repos entre deux passages du bétail varie d’environ 3 semaines au printemps à 5 semaines en été et en arrière-saison. Au printemps, le pâturage tournant permet de retirer du circuit une parcelle très fournie en herbe pour la réserver à la fauche. Dans les prairies humides, inondées ou gorgées d’eau en hiver, vous pratiquez le pâturage extensif avec une pression de pâturage modérée et contrôlée.

Une histoire inscrite dans les paysages

En France, le système agricole des prairies s’est développé dès le XVI siècle avec les renclôtures, puis avec la privatisation des prés communaux. En Bretagne et en Normandie notamment, ce système est associé au bocage et à la culture d’arbres fruitiers de haute tige. Les remembrements ont supprimé de nombreux fossés, talus et haies, modifiant l’organisation des prairies et leurs microclimats. Selon l’Institut français de l’environnement, la prairie, surtout permanente, est le milieu semi-naturel qui a le plus reculé en France métropolitaine depuis les années 1970.

Quiz : Herbager

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Quel usage caractérise une prairie mixte ?
  2. 2.Comment fonctionne le pâturage tournant par parcellement ?
  3. 3.Quelles plantes composent une prairie dite artificielle ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.