
Carte d’identité
- Au féminin
- Garde forestière
- Domaine
- En France, la forêt
- Code ROME
- A1204
Surveiller, constater et expliquer
Il lutte notamment contre les vols de bois et la cueillette d’espèces protégées ou menacées. Il peut dresser un procès-verbal pour une infraction commise en forêt, y compris lorsqu’elle est le fait d’un exploitant forestier. À l’ONF, il participe au martelage et aux inventaires. Son rôle pédagogique le met en relation avec les promeneurs, les riverains, les élus locaux, les écoles en visite et les exploitants forestiers.
Un territoire à surveiller
Il est responsable d’un territoire appelé « triage », d’environ 1 000 à 2 000 hectares, où il veille au respect des textes sur la gestion et la protection des forêts. Certains gardes forestiers de l’ONF accomplissent des missions à cheval. Dans le secteur privé, l’agent technique assiste un propriétaire forestier, surveille son domaine et dirige les exploitations ainsi que les travaux sylvicoles. Les gardes des bois et forêts particuliers sont assermentés et peuvent constater les infractions forestières par procès-verbal.
Des gardes domaniaux, communaux et mixtes
Depuis l’ordonnance de Colbert de 1669, les gardes domaniaux surveillaient les forêts domaniales et les gardes communaux les forêts communales. La nomination des gardes communaux devait recevoir l’accord des conservateurs des Eaux et Forêts. Les gardes mixtes avaient la charge de forêts domaniales et communales à la fois. En 1911, les 32 conservations comptaient 6 567 gardes forestiers, répartis entre 1 974 gardes domaniaux, 3 386 gardes communaux et 1 207 gardes mixtes. Les gardes communaux ont fait l’objet d’une « domanialisation » en octobre 1919.
Des grades et des appellations qui changent
Le statut de 1912 séparait les préposés domaniaux des Eaux et Forêts en deux grades, les gardes et les brigadiers. Après la Première Guerre mondiale, les candidats militaires représentaient les trois-quarts du recrutement des préposés, le reste venant des candidats civils. L’obligation d’héberger et de nourrir les officiers de passage dans les maisons forestières des préposés n’a été supprimée que durant l’Entre-deux-guerres. En 1950, le corps des préposés domaniaux des Eaux et Forêts réunissait 5 497 agents, dont 4 328 gardes domaniaux et 1 169 brigadiers. En 1951, les gardes domaniaux ont pris le nom d’agents techniques des Eaux et Forêts, tandis que les brigadiers devenaient chefs de district. À l’ONF, l’appellation de garde forestier a laissé place à celles d’agent technique forestier, puis d’agent patrimonial et enfin de technicien forestier territorial.