
Carte d’identité
- Domaine
- Élevage de lapins domestiques
- Outils
- Mangeoires et abreuvoirs
- Lieu de travail
- Traditionnellement, les clapiers
Nourrir, organiser et sélectionner
Dans les élevages, la nourriture se compose souvent uniquement de granulés élaborés à partir de différentes céréales. Les éleveurs traditionnels distribuent une alimentation plus variée, comprenant notamment du foin, des choux fourragers, des betteraves fourragères et des graines de céréales germées. La conduite en bande regroupe la mise à la reproduction des lapines le même jour pour synchroniser les naissances, les sevrages et les interventions. Une proportion importante des élevages industriels vide entièrement ses bâtiments en fin de cycle pour les désinfecter et les laisser quelques jours sans animaux. Certaines exploitations se consacrent à la sélection des reproducteurs, tandis que l’amélioration des animaux passe par des croisements successifs.
Des équipements pour chaque usage
Les clapiers peuvent être construits en bois, en ciment, en fibrociment ou en métal. Le plancher incliné et imperméable du clapier permet à l’urine de s’écouler. Les abreuvoirs à pipette ou alimentés par une bouteille retournée sont souvent préférés aux récipients au sol pour limiter les souillures de l’eau. Les cages des femelles reproductrices reçoivent souvent une boîte à nid où la lapine peut abriter sa portée. Des râteliers généralement fabriqués en bois et en grillage facilitent la distribution du fourrage et évitent que les lapins le salissent avant de le manger.
Des couvents aux exploitations spécialisées
La domestication du lapin européen est attribuée aux moines du Moyen Âge. Des textes du XII siècle relatent des échanges de couples de lapins entre couvents. En 1605, Olivier de Serres décrit l’élevage en clapier dans son ouvrage Théâtre d’Agriculture et Mesnage des Champs. Au XIX siècle, le clapier devient populaire chez les citadins, car cet élevage prend peu de place et se pratique facilement dans leurs petits jardins. Dans la seconde moitié du XX siècle, les exploitations familiales reculent au profit des élevages spécialisés.
Les formes actuelles du métier
Selon l’INRA, la filière comptait environ 1000 professionnels en 2018. En France, la très grande majorité des élevages intensifs comprend entre 300 et 800 lapines. En France, l’INRA poursuit les premiers travaux de recherche sur l’élevage du lapin à partir des années 1960. La cage décrite par Morant en Angleterre en 1883 possède un fond grillagé et se déplace sur la prairie environ tous les deux jours pour donner accès à l’herbe. Ces cages mobiles sont de nouveau employées, notamment dans les élevages biologiques.