
Carte d’identité
- Domaine
- Sylviculture
- Lieu de travail
- Forêts et boisements
- Autres noms
- Sylvicultrice au féminin
Observer avant de décider
L’observation des processus naturels fournit des repères pour conduire la forêt. Les caractéristiques du site limitent le choix des essences capables d’y pousser. L’aménagement forestier répartit les objectifs et les interventions dans la forêt tout en planifiant la gestion des classes d’âge. Les techniques, les moyens et les coûts doivent être ajustés aux objectifs du propriétaire, en tenant compte de l’économie, de l’écologie et des exigences sociales.
Installer et accompagner les arbres
Les forestiers peuvent planter des arbres ou favoriser leur régénération naturelle. Une réduction sélective de la végétation permet de concentrer le développement sur les arbres et les autres végétaux conservés. Les travaux peuvent porter sur la végétation, le sol ou les équipements, et être confiés à des forestiers ou à des sous-traitants. En régénération artificielle, les graines et les plants doivent être adaptés au milieu où ils seront installés.
Comprendre les formes de peuplement
En futaie, les arbres proviennent de graines et présentent généralement un seul tronc. Dans un taillis, plusieurs tiges repartent d’une même base à partir de bourgeons réactivés par une coupe. Le taillis sous futaie réunit ces deux formes de peuplement sur une même parcelle.
Des pratiques anciennes aux méthodes théorisées
Les méthodes sylvicoles commencent à être décrites et théorisées à la fin du XVIII siècle, notamment sous l’impulsion de praticiens allemands. La sylviculture moderne prend naissance en Prusse avec les travaux de Georg Ludwig Hartig et de Heinrich Cotta. Leurs écoles prussiennes accueillent des étudiants étrangers, dont des Français qui deviendront enseignants à l’École royale forestière de Nancy. Cotta est présenté comme le premier à employer le mot « sylviculture », notamment dans son ouvrage Instruction à la sylviculture de 1817.
Une forêt gérée pour plusieurs usages
Les traitements sylvicoles ont évolué vers des interventions souvent plus mécanisées. La sylviculture actuelle peut aussi rechercher la stabilité des sols, l’amélioration des habitats et la création d’espaces de loisirs. Lorsque plusieurs objectifs sont associés, l’un d’eux sert généralement de priorité pour choisir le modèle de sylviculture.