
Carte d’identité
- Domaine
- Culture de la truffe
- Lieu de travail
- Truffière
- Outils
- Cavadou, un piolet de récolte
Cultiver avec les arbres
La truffe ne peut achever son cycle de développement qu’en association avec une plante-hôte, comme le chêne ou le noisetier. Le choix des essences d’arbres et des plants mycorhizés favorise le développement du champignon. L’INRA a proposé à grande échelle des plants associés à l’espèce de truffe souhaitée, sans autres champignons. Les conditions du climat et du sol orientent l’implantation de la truffe du Périgord, de Bourgogne ou de Champagne, ou de la truffe blanche d’été.
Chercher et récolter les truffes
Le cavage, nom donné au ramassage des truffes, fait traditionnellement appel aux truies et aux mouches truffigènes. Les chiens truffiers sont de plus en plus utilisés à la place du cochon, moins mobile et plus difficile à transporter. Contrairement aux truies, les chiens reçoivent une éducation spécifique pour rechercher les truffes. Lors de l’extraction, le caveur cherche à préserver les couches du sol pour permettre au mycélium de former d’autres truffes les années suivantes.
Des glands aux premières truffières
En 1808, Joseph Talon, originaire du hameau de Croagnes à Saint-Saturnin-d’Apt, a l’idée de planter des glands sur l’une de ses terres. D’autres personnes imitent Talon après l’avoir vu planter des glands. En 1875, la commune de Saint-Saturnin d’Apt commercialise six tonnes de truffes. En France, les trente dernières années du XIXe siècle constituent l’âge d’or de la truffe. Dans les régions viticoles, la crise du phylloxéra permet d’étendre les truffières sur des vignes abandonnées.
Un métier marqué par le recul et la relance
Au XXe siècle, la production diminue notamment avec le recul de la population rurale après la Première Guerre mondiale, puis avec les changements de culture liés à la mécanisation. Des programmes de plantations relancent la trufficulture dans les années 1960. La commercialisation de plants mycorhizés au début des années 1970 renforce les espoirs de reprise. Les truffières aménagées et cultivées fournissent aujourd’hui 80 % des truffes françaises mises sur le marché.