Aller au contenu

Triton crêté : reconnaître cet habitant des mares

Le Triton crêté séjourne dans l’eau autour de la reproduction, puis vit à terre le reste de l’année. Classé « Quasi menacée », il préfère les mares grandes et profondes, ensoleillées et riches en végétation, proches de haies ou de boisements.

Amphibien ou reptileAussi : Triton à crêteMis à jour le 10 octobre 2026
Triton crêté, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Nom scientifique
Triturus cristatus
Groupe
Urodèles
Famille
Salamandridae
Taille
Mâles : 12 à 16 cm ; femelles : jusqu’à 18 cm

Les signes qui permettent de le reconnaître

Son dos foncé est parsemé de taches noires. Son ventre orangé présente de grands points noirs, tandis que ses flancs sombres portent de petits points blanchâtres. Pendant la reproduction en milieu aquatique, le mâle développe une grande crête en dents de scie, interrompue par une échancrure à la base de la queue. La femelle ne porte aucune crête et présente une ligne jaune ou orangée sur le dos.

Des mares et des abris terrestres

Il préfère les mares assez grandes et profondes, bien ensoleillées et riches en végétation. En France, il est absent du sud-ouest. À terre, il se cache notamment dans les galeries de petits mammifères, sous le bois mort, parmi les souches et les racines des haies ou sous les pierres. Il a besoin de haies, de bosquets, de fourrés, de petites friches, de talus ou de boisements à proximité des mares.

Des proies sur terre et dans l’eau

Pendant sa vie terrestre, il mange notamment des vers de terre, des insectes et leurs larves, des cloportes, des escargots et des limaces. Durant la reproduction, il consomme des invertébrés aquatiques, mais aussi des têtards, de jeunes amphibiens et de petits tritons, y compris de sa propre espèce. Selon leur taille, les larves mangent de petits invertébrés, des têtards et des larves plus petites de leur propre espèce.

De la parade aux jeunes tritons

Selon les régions, vous pouvez observer la migration des abris terrestres vers les sites aquatiques de reproduction entre janvier et mai. Après une parade nuptiale, le mâle dépose sur le fond un spermatophore, une masse de spermatozoïdes que la femelle récupère avec son cloaque. La femelle pond de 200 à 400 œufs, fixés un par un aux feuilles des plantes aquatiques qu’elle replie sur eux. Selon la température, les larves se métamorphosent en jeunes tritons terrestres deux à quatre mois après l’éclosion.

Des habitats à préserver

Vous retiendrez que, malgré une aire de répartition très vaste et une présence encore localement commune, le Triton crêté a connu une très forte régression et est devenu plus ou moins rare dans la majorité des régions de son aire. L’agriculture intensive, le remembrement, l’urbanisation des plaines, les aménagements routiers et la pollution des eaux contribuent à sa raréfaction. Vous retiendrez que, pour subsister durablement, une population a besoin d’un réseau d’au moins cinq ou six mares favorables, séparées de quelques centaines de mètres au maximum pour permettre des échanges réguliers, dans un paysage rural ou naturel pas trop fragmenté écologiquement. Il colonise facilement les nouvelles mares créées près de celles qu’il occupe déjà.

Quiz : Triton crêté

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Quel signe distingue le mâle pendant la reproduction aquatique ?
  2. 2.Où la femelle dépose-t-elle ses œufs ?
  3. 3.Quel est son classement sur la liste rouge nationale ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.