
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Triturus cristatus
- Groupe
- Urodèles
- Famille
- Salamandridae
- Taille
- Mâles : 12 à 16 cm ; femelles : jusqu’à 18 cm
Les signes qui permettent de le reconnaître
Son dos foncé est parsemé de taches noires. Son ventre orangé présente de grands points noirs, tandis que ses flancs sombres portent de petits points blanchâtres. Pendant la reproduction en milieu aquatique, le mâle développe une grande crête en dents de scie, interrompue par une échancrure à la base de la queue. La femelle ne porte aucune crête et présente une ligne jaune ou orangée sur le dos.
Des mares et des abris terrestres
Il préfère les mares assez grandes et profondes, bien ensoleillées et riches en végétation. En France, il est absent du sud-ouest. À terre, il se cache notamment dans les galeries de petits mammifères, sous le bois mort, parmi les souches et les racines des haies ou sous les pierres. Il a besoin de haies, de bosquets, de fourrés, de petites friches, de talus ou de boisements à proximité des mares.
Des proies sur terre et dans l’eau
Pendant sa vie terrestre, il mange notamment des vers de terre, des insectes et leurs larves, des cloportes, des escargots et des limaces. Durant la reproduction, il consomme des invertébrés aquatiques, mais aussi des têtards, de jeunes amphibiens et de petits tritons, y compris de sa propre espèce. Selon leur taille, les larves mangent de petits invertébrés, des têtards et des larves plus petites de leur propre espèce.
De la parade aux jeunes tritons
Selon les régions, vous pouvez observer la migration des abris terrestres vers les sites aquatiques de reproduction entre janvier et mai. Après une parade nuptiale, le mâle dépose sur le fond un spermatophore, une masse de spermatozoïdes que la femelle récupère avec son cloaque. La femelle pond de 200 à 400 œufs, fixés un par un aux feuilles des plantes aquatiques qu’elle replie sur eux. Selon la température, les larves se métamorphosent en jeunes tritons terrestres deux à quatre mois après l’éclosion.
Des habitats à préserver
Vous retiendrez que, malgré une aire de répartition très vaste et une présence encore localement commune, le Triton crêté a connu une très forte régression et est devenu plus ou moins rare dans la majorité des régions de son aire. L’agriculture intensive, le remembrement, l’urbanisation des plaines, les aménagements routiers et la pollution des eaux contribuent à sa raréfaction. Vous retiendrez que, pour subsister durablement, une population a besoin d’un réseau d’au moins cinq ou six mares favorables, séparées de quelques centaines de mètres au maximum pour permettre des échanges réguliers, dans un paysage rural ou naturel pas trop fragmenté écologiquement. Il colonise facilement les nouvelles mares créées près de celles qu’il occupe déjà.