
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Vipera berus
- Famille
- Viperidae
- Taille
- Maximum : mâle 56 cm, femelle 80 cm
- Poids
- 50 à 180 g
- Statut
- Vulnérable sur la liste rouge nationale
Des couleurs et des formes pour la reconnaître
Le mâle est généralement gris-brun clair avec un zigzag noir, tandis que la femelle présente un fond brun et un zigzag marron. Son museau carré, ses pupilles verticales et ses yeux rouges ou orangés font partie de ses signes distinctifs. Sa tête large se détache nettement du corps. Certains individus sont entièrement noirs, sans dessin visible sur le dos.
Des milieux ouverts, avec des abris
Elle recherche les milieux ouverts et évite les forêts ombragées sans clairières. Les broussailles, friches et haies lui procurent à la fois des petits mammifères à manger et des cachettes où se retirer. Vous pouvez retenir que la Vipère péliade a besoin de zones entièrement dégagées et bien exposées, qui peuvent être de faible étendue, comme des pierres ou des souches, pour se réchauffer au soleil. En Bretagne, elle occupe aussi des landes côtières exposées au vent.
Des petits mammifères au menu
Elle mange surtout des campagnols, des mulots, des souris et des musaraignes, ainsi que des lézards en moindre quantité. Les oiseaux peuvent également faire partie de son alimentation. Les jeunes ont tendance à manger de jeunes mammifères, de petits lézards, de jeunes grenouilles, des orthoptères, des vers et des araignées. Vers 30 cm de longueur, les jeunes commencent à adopter le même régime que les adultes.
Des petits qui naissent déjà formés
La maturité sexuelle est atteinte entre 3 et 4 ans. La durée de la gestation dépend des conditions climatiques. Les petits naissent complètement formés dans une membrane transparente qu’ils déchirent pour se libérer. En fin de gestation, la femelle cesse de manger et s’aplatit pour mieux réguler sa température.
Des populations fragilisées par les changements du paysage
Dans les régions cultivées d’Europe occidentale, ses populations ont beaucoup reculé et sont souvent morcelées. L’agriculture intensive, la dégradation des habitats et leur morcellement ont contribué à sa disparition de vastes zones.