
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Alytes obstetricans
- Groupe
- Amphibiens
- Famille
- Alytidae
- Taille
- Adulte dépassant rarement 45 mm de longueur
- Poids
- Autour d’une dizaine de grammes à l’âge adulte
- Couleurs
- Dos grisâtre, parfois tacheté ; ventre blanc ou grisâtre
Reconnaître ce petit crapaud
Son corps est trapu, avec des membres courts et un museau court au profil nettement arrondi. Ses pupilles ovales ou en losange se détachent sur un iris doré parcouru de veines noires. Sa peau granuleuse porte quelques petites pustules dispersées. Si vous hésitez avec un Pélodyte ponctué, les pattes arrière de l’alyte sont plus courtes.
Des milieux ouverts et des cachettes
Il fréquente des milieux assez ouverts, aussi bien les landes et les garrigues que les carrières et les vieux murs. Il peut également vivre près des habitations, dans les parcs, les jardins et les ruines. Pendant la journée et l’hiver, il s’abrite dans des trous de murs, des galeries ou sous des objets au sol. Vous pouvez trouver l’alyte accoucheur dans des habitats aquatiques de reproduction variés, y compris en zone urbaine, pourvu qu’ils soient suffisamment ensoleillés et que l’animal dispose de nombreuses cachettes à proximité.
Ce qu’il mange au jardin
Les insectes, notamment les moustiques et les coléoptères, constituent 95 % de son alimentation. Son menu comprend également des limaces, des escargots, des lombrics, des arachnides et des cloportes. Sa langue en forme de disque ne se projette pas vers l’avant pour saisir les proies.
Le mâle prend soin des œufs
L’accouplement se déroule à terre, au sec, pendant la nuit ou au crépuscule. Chez l’alyte accoucheur, le mâle porte les œufs fixés sur ses pattes arrière jusqu’au moment de leur éclosion. Lorsque les conditions sont sèches, il rejoint chaque soir un point d’eau pour faire tremper les œufs. Il s’occupe des œufs pendant 3 à 8 semaines avant leur éclosion. Les têtards peuvent passer l’hiver sous cette forme et devenir particulièrement grands.
Un statut national et des menaces locales
La liste rouge nationale classe l’espèce en catégorie LC, dite « Préoccupation mineure ». La disparition, la dégradation et le morcellement des zones humides figurent parmi les causes identifiées de son recul. La diminution générale des insectes pourrait réduire les ressources alimentaires des adultes.