
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Vespula vulgaris
- Famille
- Vespidés
- Taille
- 11 à 14 mm pour les ouvrières, selon l’INPN
Les signes pour la reconnaître
Ses motifs noirs et jaunes varient beaucoup, avec un abdomen rayé et des pattes jaunes. Chez les reines et les ouvrières, la face porte généralement une marque noire en forme d’ancre ou de dague. Un étranglement appelé pétiole sépare le thorax du gastre. Au repos, ses ailes se replient dans le sens de la longueur.
Où elle s’installe
Son aire de présence comprend l’Europe et l’Asie tempérée. Elle privilégie les espaces ouverts, secs à moyennement humides, y compris les milieux urbanisés. La reine peut installer son nid dans une charpente, une cavité de mur, un arbre creux ou un terrier abandonné de petit mammifère.
Des sucres pour les adultes, des proies pour les larves
Les adultes consomment surtout du nectar, du miellat et des fruits mûrs, tandis que les ouvrières apportent des insectes et des larves au couvain. Les larves ont besoin de protéines en quantité suffisante pour atteindre leur taille normale. Les ouvrières peuvent prendre les proies enveloppées de soie par des araignées ou tenter de dérober du miel à des colonies d’abeilles affaiblies.
Un nid fait de fibres de bois
Le nid présente une teinte beige. Les ouvrières fabriquent sa matière en mâchant des fibres de bois qu’elles mélangent à leur salive. Au maximum de son développement, le nid peut dépasser 30 cm de diamètre et abriter plus de 7000 individus. Avant sa première ponte, la reine prépare 20 à 30 cellules.
De la fondatrice aux futures reines
La construction du nid débute avec une reine seule, au printemps, plus ou moins tôt selon les conditions climatiques. Une fois sa croissance achevée, la larve ferme sa cellule d’un couvercle avant la métamorphose qui donnera l’adulte. Quand les ouvrières adultes sont assez nombreuses, elles prennent en charge la recherche de nourriture, les soins au couvain et l’entretien du nid. Après l’accouplement, la future reine passe l’hiver dans une cavité ou un autre abri, parfois à l’intérieur d’un bâtiment.
Des populations en recul ou invasives selon les régions
L’espèce a connu un recul local dans son aire d’origine. Introduite en Australie et en Nouvelle-Zélande, elle y présente un caractère très invasif.