
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Myotis myotis
- Famille
- Vespertilionidae
- Taille
- Tête et corps : 6,7 à 8,4 cm
- Envergure
- 35,0 à 45,0 cm
- Activité
- La nuit, par temps doux
- Écholocation
- Fréquence terminale : entre 20 et 25 kHz
Les détails pour le reconnaître
Son pelage court et épais présente un dos brun clair qui contraste avec un ventre presque blanc. Ses oreilles et son museau sont clairs, avec des nuances rosées, tandis que les membranes de ses ailes sont marron. Les jeunes ont une coloration gris fumé. Sa ressemblance avec le Petit Murin est telle qu’une clé de détermination est nécessaire pour une identification rigoureuse.
Des forêts aux abris des bâtiments
L’espèce est très commune en France et dans la péninsule Ibérique. À basse et moyenne altitude, elle fréquente surtout les forêts, mais aussi les paysages mêlant haies, prairies et bois. Pour hiberner, le Grand murin s’abrite notamment dans des grottes, des mines, des carrières et des tunnels. Au nord de son aire de répartition, les colonies de reproduction occupent des combles chauds, des clochers ou des espaces sous les ponts. Dans la partie méridionale de son aire, les colonies s’établissent dans des grottes.
Un mangeur d’insectes terrestres
Son alimentation repose surtout sur des insectes terrestres de moins de 1 cm, notamment des carabidés, des bousiers et des acrididés. Il consomme aussi des araignées et des opilions. Il prélève une partie de ses proies au sol, mais peut également les attraper en vol ou en rase-mottes.
La vie des colonies de reproduction
Pour mettre bas, les femelles se rassemblent dans les charpentes chaudes des bâtiments, en groupes de 30 à 1000 individus. Les femelles donnent généralement naissance à un petit après une gestation de 50 à 70 jours, dont la durée dépend de la température ambiante et de la nourriture. Le jeune est sevré à neuf semaines. En été, les mâles vivent généralement seuls et dorment dans des abris distincts, comme des combles, des cavités d’arbre ou des nichoirs.
Un statut à lire avec nuance
La liste rouge nationale classe le Grand murin dans la catégorie LC, correspondant à une préoccupation mineure. L’espèce est néanmoins en régression sur la majeure partie de son aire naturelle de répartition.