
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Rhinolophus ferrumequinum
- Famille
- Rhinolophidae
- Taille
- Tête et corps : 5,7 à 7 cm
- Envergure
- 33,0 à 40,0 cm
- Activité
- Strictement nocturne
Le reconnaître
Son pelage épais est gris brun nuancé de brun roux sur le dos, tandis que le ventre est blanc grisâtre. La membrane nasale dessine un large fer à cheval, avec un appendice supérieur court et arrondi et un appendice inférieur pointu sur la selle. Ses ailes sont courtes et larges, portées par des avant-bras robustes. Lorsqu’il se suspend tête en bas et s’enveloppe dans la membrane de ses ailes, sa silhouette évoque un cocon.
Des haies aux gîtes souterrains
Vous pouvez retenir que le Grand rhinolophe recherche des mosaïques de milieux semi-ouverts extensifs incluant des pâtures avec un maillage de haies, des boisements riverains et des lisières étagées de forêts de feuillus. Les vergers, les parcs et les jardins font aussi partie des milieux qu’il fréquente. Pour mettre bas, les femelles se regroupent notamment dans des greniers et des bâtiments agricoles chauds, accessibles en vol. En Europe occidentale, l’hibernation s’étend de septembre-octobre à avril selon les conditions climatiques locales.
Des insectes au menu
Cette chauve-souris insectivore se nourrit surtout de coléoptères et de lépidoptères. La composition de son alimentation change selon les saisons et les pays. Il repère les insectes et les obstacles par écholocation, en émettant ses signaux par les narines. Parmi les coléoptères consommés figurent fréquemment des bousiers et des hannetons.
Un petit élevé par sa mère
Les femelles ont leur premier petit entre trois et cinq ans. En France, les naissances ont lieu de mi-juin à fin juillet-début août, chaque femelle donnant naissance à un seul petit. La mère assure seule les soins au petit. Les femelles restent très attachées à leur gîte de mise-bas, et la plupart des jeunes reviennent à leur colonie l’année suivante.
Une espèce protégée et des habitats fragiles
La liste rouge nationale classe le Grand rhinolophe dans la catégorie LC, dite « Préoccupation mineure ». La pollution lumineuse croissante fait partie des pressions qui affectent l’espèce. La raréfaction des insectes et la diminution des gîtes de mise-bas lui sont défavorables. En Europe du Nord-Ouest, le changement d’habitat a probablement été l’une des principales causes du déclin du Grand rhinolophe, la conversion des zones boisées et des petits champs en grandes surfaces agricoles étant particulièrement dommageable.