
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Oryctolagus cuniculus
- Groupe
- Mammifères lagomorphes
- Famille
- Léporidés
- Taille
- 32 à 50 cm, tête et corps
- Poids
- 0,9 kg à 2,5 kg
- Régime
- Herbivore
- Activité
- La nuit et au crépuscule
Les signes pour le reconnaître
Son dos et ses flancs vont du gris-beige au gris-brun, tandis que son ventre est gris-blanc et sa nuque marquée de roux. Chez le lapin sauvage, les oreilles restent plus courtes que la tête. Vous pouvez repérer le dessous blanc de sa queue lorsqu’il fuit.
Des refuges et une vie en groupe
Il recherche les milieux semi-ouverts où se côtoient des abris et des zones pour se nourrir. Les terrains meubles lui permettent de creuser des garennes souvent pourvues de nombreuses entrées. Ses groupes réunissent parfois plusieurs familles. Les odeurs sont son principal moyen de communication et renseignent ses congénères sur son sexe, son âge et son rang social. Face à un danger, il avertit les autres lapins en frappant le sol d’une patte arrière.
Ce qu’il mange dans la campagne
Il mange surtout des herbes et des feuilles, avec parfois des baies, de l’écorce ou des cultures comme le maïs. Un adulte mange chaque jour de 200 à 500 grammes de végétaux. Il pratique la cæcotrophie, qui consiste à réingérer ses crottes molles dès leur émission.
La naissance et la croissance des lapereaux
La gestation s’étend sur 28 à 33 jours. Une femelle donne naissance en moyenne à 3 à 5 portées par an, avec 3 à 12 lapereaux dans chacune. Les lapereaux naissent sans poils, les yeux et les oreilles fermés, et ils n’ouvrent pas les yeux avant 10 ou 12 jours. La mère allaite ses petits une fois par jour durant trois à quatre semaines.
Sa place au jardin et à la ferme
Attiré par les champs et les potagers, il peut y causer des dégâts en consommant les plantes cultivées. Ses terriers contribuent à remobiliser les graines présentes dans le sol et servent souvent à d’autres espèces. Il nourrit de nombreux prédateurs, notamment les rapaces, les belettes, les chats et les canidés.
Un déclin lié aux maladies et aux paysages
La fiche de l’INPN le décrit comme quasi menacé au niveau national. L’introduction du virus de la myxomatose a entraîné une forte régression de ses populations. Le reboisement des terres délaissées, comme l’uniformisation des paysages agricoles et la monoculture, a contribué au recul de certaines populations rurales.