
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Pipistrellus kuhlii
- Famille
- Vespertilionidae
- Envergure
- 21,0 à 26,0 cm
- Poids
- Environ 5 à 10 g
- Régime
- Insectivore généraliste
- Statut
- Préoccupation mineure sur la liste rouge nationale
Les indices pour la reconnaître
Sa face et les membranes de ses ailes sont brun sombre. Son dos varie du brun au caramel, tandis que son ventre plus clair présente des tons beiges ou grisâtres. Ses petites oreilles triangulaires portent un tragus long et arrondi. Une bordure blanche apparaît souvent sur la membrane de l’aile entre le pied et le cinquième doigt, sans suffire à identifier l’espèce. Pour une identification rigoureuse, vous devez vous appuyer sur une clé de détermination, car elle peut être confondue avec d’autres pipistrelles.
Des campagnes aux zones urbaines
L’espèce peuple principalement le pourtour méditerranéen. Elle occupe les paysages agricoles, les milieux humides et les forêts de basse altitude. Elle fréquente également les secteurs secs à végétation pauvre, près des rivières ou des falaises. Elle préfère les espaces ouverts aux grands boisements et se rencontre très couramment en zone urbaine.
Des insectes pris en vol
Son menu comprend notamment des moustiques, des papillons de nuit et des coléoptères. Elle saisit ses proies en vol en s’aidant de ses ailes ou de la membrane de sa queue. La composition de son alimentation varie largement selon les individus et les lieux.
Les colonies et les naissances
Les colonies de mise-bas rassemblent surtout des femelles, avec des effectifs de 20 à plus de cent individus. Ces colonies s’installent de préférence dans les fissures, les volets ou les linteaux des bâtiments, plus rarement dans une cavité d’arbre ou sous une écorce décollée. Vous pouvez retenir que la mise-bas commence en mai dans le sud de l’aire de répartition de l’espèce et a lieu dans les premiers jours de juin plus au nord. Une femelle donne naissance à un seul petit ou à des jumeaux, relativement fréquents chez cette espèce. Les femelles restent très fidèles à la colonie où elles sont nées.
Les refuges d’hibernation
Pour hiberner, elle privilégie les anfractuosités des bâtiments frais, où elle peut se mêler à des essaims d’autres espèces de pipistrelles. Elle s’installe aussi parfois dans des caves ou des fissures de falaise.