
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Ondatra zibethicus
- Groupe
- Rongeurs
- Famille
- Cricétidés
- Taille
- Adulte : 24-33 cm, plus 18-30 cm de queue
- Poids
- Adulte : 600-800 g
Les signes pour le reconnaître
Ce grand campagnol présente un corps trapu. Son museau arrondi se termine par une zone blanche. Ses oreilles sont de petite taille et de forme ronde. Le dos et les flancs sont châtains, tandis que le ventre est brun grisâtre. Sa longue queue noire, presque sans poils, porte des écailles et se trouve aplatie sur les côtés.
Une vie à proximité de l’eau
Il s’installe sur les berges des plans d’eau et des cours d’eau où les plantes aquatiques abondent. Les eaux peu profondes et à faible courant lui conviennent. Il creuse dans les berges des terriers débouchant normalement sous l’eau ou, lorsqu’il n’est pas dérangé, construit des huttes constituées d’amoncellements de branches et de débris végétaux dans les caricaies ou les roselières. Dans les années 1960, il a colonisé les cours d’eau du nord de la France à partir d’individus introduits, échappés d’élevages ou relâchés.
Des végétaux et quelques animaux aquatiques
Son alimentation repose sur les plantes aquatiques, avec parfois des mollusques ou des écrevisses. Il sait ouvrir des coquillages, notamment les anodontes, les moules zébrées et les palourdes asiatiques. Il ne constitue pas de réserves alimentaires pour l’hiver, mais mange parfois l’intérieur de ses abris appelés « push-ups ».
La reproduction et la vie familiale
La gestation dure environ 30 jours. Une femelle peut avoir 3 portées dans une année, avec 2 à 14 petits par portée. Les groupes familiaux réunissent un mâle, une femelle et leurs petits. Le mâle s’occupe des petits avec la femelle dans le terrier avant leur émancipation.
Ses effets sur les berges et les cultures
Ses huttes peuvent accueillir des nids d’oiseaux, des invertébrés et certaines plantes. Dans les marais, il contribue à maintenir des espaces ouverts qui offrent un habitat aux oiseaux aquatiques. Les galeries qu’il creuse fragilisent les berges et peuvent poser des problèmes près des ouvrages hydrauliques ou des stations d’épuration. Près des plans d’eau, il consomme aussi du maïs et d’autres cultures des champs et des jardins.