
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Anas platyrhynchos
- Famille
- Anatidae
- Taille
- 50 à 65 cm
- Envergure
- 81 à 98 cm
- Poids
- 750 à 1 450 g
- Régime
- Omnivore et opportuniste
Reconnaître le mâle et la femelle
En période nuptiale, le mâle sauvage se distingue par une tête d’un vert brillant. La femelle présente un bec brun et un plumage beige ponctué de taches brunes. Chez le mâle, la femelle et le jeune, les ailes portent une plage irisée bleu-violet bordée de blanc, appelée miroir. À l’approche de l’été, après la période nuptiale, le mâle mue, devient beige comme la femelle et perd ses grandes plumes de vol.
Des étangs aux zones humides du littoral
Le colvert habite les zones humides d’eau douce, notamment les marais, les étangs, les lacs et les rivières calmes. Les plans d’eau pourvus de végétation aquatique l’attirent. Les étangs de la Brenne et les zones humides du littoral atlantique figurent parmi les secteurs les plus fréquentés en France.
Se nourrir dans l’eau et dans les prairies
Pour chercher sa nourriture, ce canard barboteur plonge la tête et bascule vers l’avant, le bec pouvant atteindre le fond d’une eau peu profonde. Il gagne aussi les prairies pour y brouter. Son menu comprend des herbes, des graines, des vers, des insectes, des têtards et des poissons.
Du nid aux premiers vols
La femelle installe généralement au sol, dans un lieu caché près de l’eau, un nid d’herbes, de joncs et de feuilles qu’elle garnit de son propre duvet. La ponte peut commencer dès février, notamment chez les colverts sédentaires, et se prolonger jusqu’en juillet selon la latitude. Selon la fiche de l’INPN, une ponte compte habituellement 9 à 13 œufs, avec un maximum de 18. La femelle assure seule la couvaison, qui dure environ 28 jours. Les canetons sont capables de nager dès leur éclosion. Les jeunes peuvent voler à l’âge de 2 mois.
Un statut à distinguer des menaces
La liste rouge nationale classe le Canard colvert dans la catégorie LC, dite « Préoccupation mineure ». La disparition de ses habitats naturels et la pollution des eaux nuisent à l’espèce.