
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Corvus frugilegus
- Famille
- Corvidae
- Taille
- 41 à 49 cm
- Envergure
- 81 à 94 cm
- Poids
- 370 à 545 g
- Régime
- Omnivore
Les détails à observer
L’adulte porte un plumage entièrement noir, une tête conique et une zone de peau nue blanc grisâtre à la base du bec. Son bec pointu s’incurve légèrement vers le bas et reste plus fin que celui de la corneille. Chez l’oisillon, la base du bec est encore couverte de duvet.
Des champs ouverts aux espaces verts
Présent en France, le freux occupe une aire qui s’étend des îles Britanniques aux steppes du plateau de l’Altaï. Il fréquente surtout les champs et les prairies ouverts ponctués d’arbres, de bosquets ou de petites forêts. Les freux d’Europe de l’Ouest effectuent habituellement peu de migrations.
Un bec qui explore le sol
Le freux consomme des vers, des graines, des insectes, des charognes, des racines et des baies, ainsi que de petits animaux lorsque l’occasion se présente. Pour trouver sa nourriture, il avance à pied ou par petits sauts et utilise son bec pour fouiller la terre ou casser des coquilles. Les jeunes reçoivent une nourriture principalement animale, sans que les végétaux soient totalement absents.
La vie dans une corbeautière
Les colonies de nidification portent le nom de corbeautières et s’installent le plus souvent dans des platanes ou des peupliers. Les deux parents construisent un nid de brindilles dont l’intérieur est garni de mousse et d’autres matériaux. La ponte compte trois à six œufs, parfois jusqu’à neuf, bleu-vert avec de discrètes taches sépia ou grises. La femelle assure la couvaison pendant 16 à 19 jours, tandis que le mâle lui apporte la nourriture.
Des effets variés dans les cultures
Le freux participe à la dispersion des glands. Les freux raffolent des graines en germination et, pour se procurer le germe, ils arrachent le plus souvent les pousses hors du sol par rangées entières.
Son statut et les pressions sur son milieu
La liste rouge nationale classe le Corbeau freux dans la catégorie LC, appelée « Préoccupation mineure ». Les changements d’usage des terres agricoles, les traitements des semences et les pesticides figurent parmi les principales menaces pour l’espèce.